sep16
                     1934 : 7 Couvertures    Index
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149eme couverture #149 1934 03 17 He went that Way (? x ?cm)

La cavalière vient de se vautrer, et le ptit gars qui passait par là lui montre par où est parti le cheval. Même le chien semble désabusé.
Le contraste entre les habits de la jeune femme et les guenilles de l'enfant est saisissant. Mais c'est lui, celui qui n'a rien, qui lui donne des indications et la sauve, en quelque sorte. C'est quand même bien que le plus faible soit indispensable, parfois ! Et en plus, le gamin, debout, domine la cavalière assise, de plus d'une tête ! Pour une fois qu'une personne de couleur "tient les rênes", c'est à noter, surtout à cette époque ! Mais c'est Rockwell qui l'a fait !
Car à bien y regarder, c'est la première fois depuis qu'il illustre les couvertures du Post, qu'il fait intervenir une personne de couleur noire. C'est la 149ème couverture qu'il produit !
J'ai regardé les 323 couvertures qu'il a réalisées, et j'en ai répertorié seulement 6 (six!) avec des noirs comme personnages, à savoir celle-ci, d'abord. On attendra 6 ans et "Full Treatment" du 1940 05 18 pour remarquer un cireur de chaussures.  Ensuite, il faudra patienter jusqu'au 1944 12 23 "Union Station Chicago" pour voir un porteur noir dans la gare centrale. La suivante sera un peintre sur "Statue of Liberty" du 1946 07 06, puis le serveur dans le train pour celle du 1946 12 07 "New York Central Diner", on trouve deux enfants noirs (de dos) en train de regarder le petit chien qui bloque le camion dans "Roadblock (Traffic Conditions)" ainsi que le copilote du camion et enfin il faudra attendre "The Golden Rule (Do unto Others)" du 1961 04 01 pour trouver 3 personnages de couleur sur cette couverture ! (Mais cette dernière est une bonne approche de sa future collaboration avec "Look" )
Non, rassurez-vous, ce n'est pas Rockwell qui est en cause, mais plutôt le Saturday Evening Post. Ce magazine se doit de plaire à la classe moyenne qui l'achète et se veut donc le reflet de la société américaine de l'époque. La guerre de sécession n'est pas si loin, et si les noirs ont été affranchis de l'esclavage, on ne veut surtout pas qu'ils accèdent à des travaux  réservés aux blancs. Aussi, le peu de fois ou on les montre, c'est dans des emplois de porteurs, serveurs, peintres, ou autres gamins en haillons.
J'ai fait des recherches et, la première couverture du Post avec des personnes de couleur date du 1903 08 23 "Cotonfield" et elle représente plusieurs employés noirs en train de cueillir... du coton (illustration de Emlen McConnell)! Comme au bon vieux temps de l'esclavage, aboli, je le rappelle, en 1865 ! Voilà l'image qu'on voulait en donner encore en 1903.
Dans une interview donnée à l'écrivain Richard Reeves pour le New York Time Magazine du 1971 02 28, Rockwell disait que Lorimer lui avait dit qu'il ne fallait représenter les personnes de couleurs qu'en position de serviteur, mais c'était une règle non écrite à laquelle tous se pliaient. Rockwell y compris !
Quand il quittera le Post en 1963 pour s'engager avec Look, Rockwell frappera un grand coup avec son tableau iconique "The problem we all live with" (le problème avec lequel nous vivons tous) et participera ainsi grandement à l'émancipation des noirs dans les années qui suivirent.
Pour revenir à cette 149ème couverture, elle a lui a été inspirée par une expérience personnelle, qu'il avait eu quelques années auparavant.
Il avait décidé de prendre quelques leçons d'équitation quand il habitait près de Central Park, à New York. Après quelques moments d'un trot plutôt lent, le cheval s'est brusquement mis à galoper à toute allure à travers les allées du Park, et il ne lui fallut pas longtemps pour arriver à son point de départ. Norman fut marqué par cette expérience, mais décida de continuer et prit encore quelques leçons, mais tout en haïssant cela !

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150eme couverture #150 1934 04 21 Spirit of Education (81 x 61cm)

Ah! Il doit se sentir plutôt humilié devant ses petits copains ! C'est vrai que paraitre devant eux en toge et sandales - sans parler du maquillage! - n'est pas le mieux pour un garçon. Mais bon, on est en période de distribution des prix, et tous les moyens sont bons pour faire prendre conscience aux enfants que l'Education est nécessaire pour affronter la vie en toute sérénité. En tout cas, il y en a une qui ne se pose pas de questions et qui est plutôt fière d'envoyer son fils au feu des quolibets et des railleries des autres enfants. Certainement que son fils a été choisi pour ses bon résultats, et il était loin d'imaginer que cette "récompense" serait de représenter l'Esprit de l'Education habillé comme une fille !
En bas de cette couverture, apparaissent les noms des auteurs édités dans ce N° du Post.
Le nom de Booth Tarkington est certainement celui qui figura dans le plus grand nombre de N°.
Cet auteur était l'un des mieux payés du Post (plusieurs milliers de $ de l'époque pour chaque parution, une fortune !), et il ecrivit encore plus pour ce magazine que Rockwell ne peignit pour le Post ! Ses nouvelles parlaient de la vie dans les petites ville de campagne et des joies de l'adolescence. Il reçut le prix Pulitzer pour son livre "The magnificent Ambersons" ("La Splendeur des Amberson") qui fut adapté au cinéma par Orson Welles pour un de ses meilleurs films (et dont Rockwell fit l'affiche !)
Il reçu une deuxième fois le prix Pulitzer du roman pour son livre "Alice Adams" qui avait été, lui aussi adapté au cinéma par George Stevens en 1935
Un de ses livres,  "Seventeen" parle des problèmes et des bonheurs de ces jeunes garçons, et fait toujours partie des ouvrages incontournables que les élèves des écoles américaines doivent lire !

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151eme couverture #151 1934 05 19 Bargaining (86 x 71cm)

C'est la saison des vide-greniers, et les chasseurs de vieilleries ne laissent pas passer ces évènements. Quoi de plus gratifiant que le marchandage?!
"Deux dollars !" dit le vendeur
"Cela n'en vaut pas plus d'un !" répond la dame.
Tous les deux s'accrochent fermement au pichet, campant sur leur position. Avec un peu de compréhension, chacun pourra s'accommoder d'un dollar cinquante, et l'impression d'avoir fait une bonne affaire.
Rockwell hantait les vide-greniers et les ventes aux enchères. Il s'était constitué un stock d'accessoires et de costumes d'époque impressionnant. D'ailleurs l'énorme urne que l'on voit derrière le marchand lui servit longtemps de "pot à pinceaux".
Et il lui est même arrivé, un jour où il avait acheté beaucoup d'objets, d'être pris pour un "antiquaire" !
Hélas, une imprudence lui fit perdre tous ses trésors quelques années plus tard...
15 mai 1943 : Il est 1h00 du matin, et un automobiliste voit de la fumée qui sort du studio de Rockwell à Arlington, Vermont. Il donne l'alarme en klaxonnant à tout va. Tommy est descendu en pyjama et tambourine à la porte : " P'pa, le studio est en feu ! "
Rockwell s'habille rapidement et veut appeler les pompiers. Pas de tonalité, et pour cause, la ligne passe au dessus du studio, et le feu a fait fondre les fils du téléphone !... Mr Wheaton, l'homme à tout faire de la maison, file en voiture alerter les pompiers.
Mais cela est inutile, on ne pouvait pas s'approcher à moins de 10 mètres du studio. Au bout de quelques minutes la collection d'armes à feu commence à exploser.
Quand les pompiers sont arrivés, toutes sirènes hurlantes, l'ncendie ravageait le studio. et Rockwell demanda aux pompiers de sauver la grange, car il était trop tard pour le studio.
Beaucoup de voisins et d'habitants de la ville étaient là, qui regardaient l'incendie, devisant sur les dangers des cigarettes et des allumettes.
En fait, c'est la pipe de Rockwell, mal éteinte qui avait provoquer l'incendie.
Mais il avait perdu beaucoup de choses cette nuit là : toutes ses antiquités, ses costumes - il en avait des dizaines, qui lui servaient pour habiller ses modèles - toutes ses tableaux et illustrations préférés qu'il avait gardés après leur publication, sa collection de vieux pistolets, ses archives photographiques, ses peintures, ses pinceaux, son chevalet, ses crânes d'animaux, tout ce qu'il avait accumulé en vingt-huit ans de voyages et de peinture, et toutes les esquisses pour ses prochains tableaux. Et il était très peiné d'avoir perdu sa collection de pipes.
Alors, Rockwell s'est assis devant les ruines fumantes, et a dessiné l'incendie tel qu'il l'a vécu.

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152eme couverture #152 1934 06 30 Vacation      (86 x 66cm)                    

 La fin du mois de Juin correspond à une des dates préférées des enfants - après Noël -  c'est à dire les vacances. Rockwell a plusieurs fois illustré ce thème, dans le premier tiers de sa carrière au Post comme pour les couvertures du 1919 06 28 "Leap Frog", 1923 06 23 "Vacation" ou 1926 06 26 "The Scholar".
Libre comme l'oiseau ! Révisions, devoirs, leçons, tout est mis de côté pendant deux mois, et le garçon va pouvoir se pencher sérieusement sur des sujets essentiels et bien plus intéressants comme la pêche ou la chasse au lance-pierre. Baignades et ballades en vélo seront aussi certainement au programme. Le modèle était un gamin de New Rochelle, John D. Goode.
Que de choses à partager et à raconter aux copains quand il sera temps de retourner à l'école!...
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A PROPOS DU
sep1921


Dans son livre CREATING AMERICA*, JAN COHN nous parle des difficultés économiques rencontrées par le Post après le Jeudi Noir et l'effondrement de l'économie américaine. (p.224/225)
"Le Post a ressenti rapidement les effets de la Dépression. En 1930, la diffusion resta élevée, même en légère hausse par rapport à 1929. Chaque N° avait des dizaines de pages, et celui du 8 Mars 1930 ( Couverture de Haskell Coffin) en eut même 224 ! Les publicités représentaient environ 60% des pages du magazine.Mais fin 1930, le Post commença à avoir des difficultés. Le nombre des publicités était  en baisse, et en conséquence le nombre de pages diminuait aussi pour atteindre seulement 78 pages dans le dernier N° de Décembre (mais qui était, traditionnellement, quand même moins épais que les autres )
Mais la chute s'accentua en 1931, et bien que le nombre de pages était de 20 à 50 en moins pour les N° de 1930, le pourcentage de publicités était passé de 60% à 50 % cette même année. Et ce pourcentage tomba fin 1931 dans les 40% de publicités pour des N° qui avaient perdu une centaine de pages.
Malgré cela, la qualité du Saturday Evening Post ne se démentait pas, et de grands noms continuaient à écrire dans ses colonnes, comme Kenneth Roberts, F. Scott Fitzgerald, Sinclair Lewis, Dorothy Thomson ou Leon Trotsky..."
Et le public continuait à l'acheter...

*(© University of Pittsburgh Press 1989 )
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153eme couverture #153 1934 09 22 Star Struck (? x ?cm)

Le chien n'a qu'une hâte, c'est que son jeune maître cesse enfin de rêvasser à d'hypothétiques aventures avec les stars d'Hollywood.
Quand même ! Il avait sorti le gant et la balle de base-ball, ce n'était pas pour les laisser par terre ! Le jeune garçon ne voit même pas le regard plein d'affection de son chien, implorant d'aller jouer avec lui.
Qu'est-ce qu'il va s'enticher de ces photos de femmes inaccessibles, f'rait mieux d'aller courir un peu dehors !
L'adolescence est une crise majeure pleine d'interrogations, et Rockwell n'est pas passé à côté.
Il reprendra un procédé similaire avec la couverture du 1938 02 19 "Dreamboats", ou des jeunes filles se trémoussent et fantasment devant des photos d'acteurs et surtout avec celle du 1954 03 06 "Girl at the Mirror" avec l'inoubliable petite Mary Whalen comme modèle qui prend conscience devant son miroir des transformations physiques qui commencent à changer son apparence.
C'est un jeune garçon de 15 ans, John Cullen Murphy, qui posa pour cette couverture. Il était voisin de Rockwell à New Rochelle.
Dans les années qui suivirent, Murphy s'incrivit dans une Art School et Rockwell s'intéressa à son travail. Durant les étés suivants, dans le Vermont, il laissa le jeune artiste se servir de son studio de New York. Murphy était donc passé en quelques années de modèle à illustrateur.
Quelques années plus tard, de retour de l'armée, il s'installa comme illustrateur et se spécialisa dans les comics. Il excellait dans les histoires de boxe, et créa le personnage de "Big Ben Bolt", qu'il illustra de 1950 à 1978. Mais il fut surtout connu par sa reprise du personnage de "Prince Valiant" qu'il illustra à partir de 1970 et jusqu'en 2004, adoubé par le créateur de cette héroic Fantasy, Hal Foster, qui prenait sa retraite.
John Cullen Murphy mourut en juillet 2004, quelques mois après avoir transmis le flambeau de Prince Valiant à Gary Gianni.

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154eme couverture #154 1934 10 20 Weather Vane (Under Sail) (68,5 x 61cm)

Encore une couverture que j'aime beaucoup, certainement dans mon top-10 des couvertures de Rockwell (En fait, il n'y en a aucune que je n'aime pas, il y en a juste quelques unes que j'aime moins, c'est tout !), "Weather Vane" (ou "Under Sail") du 1934 10 20 qui laisse notre imagination voguer loin sur l'horizon,  là où vont les grands voiliers... Le petit rêveur est perché en haut du toit, accroché à la girouette, regardant le mât qui part plein Sud, et qui, bientôt disparaitra à l'horizon... Il donnerait sûrement beaucoup pour être en haut de ce mât qui s'en va...
L'assurance avec laquelle il est callé là-haut, nous laisse à penser qu'il doit souvent grimper à cette échelle posée-là, pour rêver de ces grands voyages. Et dans sa tête, nul doute qu'il sait qu'un jour viendra son tour de voguer sur l'Océan en quête d'espaces inconnus...
Le jeune garçon qui pose là-haut avait déjà connu les honneurs d'un vol en altitude, perché sur un canard pour la couverture "Vacation" du 1934 06 30 sur cette même page, il s'agit de John D. Goode

En 1927, Rockwell avait peint un tableau , "The Stay-at-Homes " (les "restent-à-la-maison") utilisant un thème similaire : un vieil homme, un jeune garçon et son chien qui regardent l'océan et les bateaux qui s'en vont, au loin. Et eux restent là à attendre le retour du fils, du père ou du maître...
Cette couverture fut rejetée par le Post et publiée comme illustration par le Ladie's Home Journal. Ce fut une des rares erreurs de Curtis Publishing, car cette illustration fut adorée des lecteurs et reste un des classiques de Rockwell. Quelle mouche avait donc piqué Lorimer ce jour-là?!

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 155eme couverture #155 1934 12 15 God Bless us Everyone! (140 x 79cm)

Pour cette dernière couverture de l'année 1934, retour chez Dickens pour Rockwell.
Il nous propose deux personnages célèbres du conteur anglais, Bob Cratchit et Tiny Tim qui sont deux héros de la nouvelle "A Christmas Carol" publiée en 1843.
En voici l'histoire :
 
"Robert (Bob) Cratchit est clerc de notaire, mais est sous payé et surexploité. Il symbolise les mauvaises conditions de travail malgré un nombre d’heures considérable.
Dans l’histoire de Dickens, on le voit d’abord au travail, copiant à la main des dizaines de documents dans une sorte de cellule non chauffée. Il est emmitouflé dans une couverture blanche, car il ne peut même pas s’acheter un manteau. Bob Cratchit est traité pauvrement par Scrooge qui lui donne un salaire de misère ne lui permettant pas de nourrir sa famille ni de leur offrir un repas de Noël. En dépit de cela, Cratchit reste loyal envers Scrooge, malgré les reproches de sa femme qui ne comprend pas pourquoi il fait si bien son travail pour un monsieur Scrooge aussi radin qu’inhumain.

Timothy Cratchit, appelé "Tiny Tim" est le jeune fils de Bob Cratchit et son rôle est très court, mais chargé de symboles quant aux conséquences des choix des différents protagonistes. On dit que le fils handicapé d’un ami de Dickens servit de modèle pour le personnage de Tiny Tim. Au cours de la nuit précédant Noël, à Londres,  Scrooge reçoit la visite du fantôme de son défunt associé Jacob Marley venu lui dire que son comportement actuel ne peut le rendre heureux car s'il continuait il supporterait de lourdes chaines pour l'éternité et peut être même plus. Plus tard, durant les trois nuits suivantes, Scrooge reçoit la visite successive de trois fantômes incarnant les Noëls passé, présent, et futur.

Le premier fantôme lui fait revivre un Noël de son enfance, passé à l'orphelinat. Le lendemain Scroodge reçoit la visite du « Fantôme du Noël présent », il voit comment Tiny Tim est en réalité et que Tim va mourir faute des soins que ne peuvent lui donner sa famille, trop pauvre à cause de l’avarice de Scrooge. Puis il reçoit la visite du « Fantôme du Prochain Noël » et la seule chose qu’il voit est que Tim est mort. Tout cela lui fait prendre conscience qu'il ne trouvera la paix qu'en se consacrant aux autres.

A la fin de l’histoire, Dickens donne l’explication que Tim n’est pas mort, et que Scrooge devient un second père pour lui.
Dans la nouvelle, Tiny Tim est connu pour sa phrase « God bless us, Every one ! » (Dieu nous bénisse tous !) qu’il lance comme une bénédicité au repas de Noël. Dickens répète la phrase à la fin de l’histoire. C’est le symbole du changement d’état d’esprit de Scrooge."

Il est à noter que le personnage de Scrooge a inspiré Carl Barks pour la création de Balthazar Picsou (Scrooge McDuck en anglais) en 1947. Cette histoire de Noël servit également de base au dessin animé Le Noël de Mickey (1983), avec justement Picsou dans le rôle de Scrooge.

Comme dans toutes les couvertures d'inspiration Dickens, Rockwell soigne les détails, et ses costumes sont vraiment typiques de cette époque. Il n'oublie pas non plus les petites branches de houx sur le chapeau, ou à la boutonnière. Tiny Tim, qui souffre d'une maladie handicapante, à son appareillage qui enserre ses chaussures, et les deux personnages sont souriants, amicaux et avenants. La phrase de Tiny Tim "God bless us, Every one!" est calligraphiée d'une belle écriture anglaise.
Cette couverture de Noël est une des préférées des Américains, Rockwell a encore frappé juste.

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