Les Publicités 12ème partie

(US Army, Mc Donald's, U.S. Army Reserve, Skippy Peanuts Butter,
Roger Simmons, Fredrix,)
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U.S ARMY                                                                          pubs12

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  1942 08 16 Let's give him Enough and on Time

Dans le New York Times Magazine du 1942 08 16 paraissait un poster de Norman Rockwell intitulé « Let’s give him Enough and in Time » ("Donnons lui ce qu'il a besoin et quand il faut")
(Commandité par l'US Army pour soutenir l'armée, ce poster était autant une pub qu'un appel de fonds, c'est pourquoi je la fais apparaitre dans ces pages réservées aux publicités)
Temps de guerre oblige, le magazine était imprimé sur du papier de mauvaise qualité, et les couleurs d’origine du poster avaient laissée la place à une reproduction en trois couleurs, noir, blanc et bleu qui "sabotaient" considérablement l’œuvre originale. Mais bon, la guerre était là, et c’était déjà bien de pouvoir éditer des journaux et magazines.
Cette illustration était accompagnée de plusieurs photos, et d’un texte intitulé « Biography of a Poster » (Biographie d’un poster) expliquant la genèse de cette illustration.
En voici donc l’histoire :
 
-- Nous voyons des posters de guerre partout – posters pour booster le moral, pour donner de l’élan à la production, pour vendre des bons de guerre, pour freiner les propos irresponsables.  Mais d’où viennent ces belles et éloquentes images ?
Elles viennent des studios des artistes Américains qui se sont engagés pour une longue période. Ils ont une force de percussion que seuls les artistes peuvent avoir.
Et comment un artiste fait un poster de guerre ? Cela dépend de l’artiste. Chacun à sa propre méthode de travail, depuis l’idée de départ jusqu’au tableau final. L’art n’est pas un produit formaté.
La biographie du poster de ces pages nous montre une façon de faire ce travail. Ce poster à été réalisé par Norman Rockwell, comme contribution au programme “Keep em’ shooting” lancé par the "Army Ordnance Department" (Ce programme était développé pour maintenir et augmenter la capacité de production d’armes et d’artillerie pendant la guerre). Ce poster était distribué dans tous les centres de production d’armement du pays.
Mr. Rockwell vit à Arlington, Vermont, où il a également son studio. Par le biais de la Guilde des Artistes, il a proposé de faire n’importe quel travail qui pourrait aider l’effort de guerre Américain. Une suggestion pour un poster ayant trait à l’armement lui fut soumise par la Guilde, et il fit une esquisse qui fut acceptée par l’Armée.
Puis vint le problème du matériel et des modèles qui poseraient pour Mr. Rockwell. Un Colonel en retraite, Henry Fairfax Ayres, qui habitait également à Arlington, entendit parler du projet, et proposa son aide. Il s’arrangea pour que l’armée envoie une mitrailleuse et ses servants au studio du peintre. “Ceci”, écrivit Rockwell à James Herbert, Président de la Guilde des Artistes, “fut une chance étonnante pour moi, car c’était une chose incroyable pour un illustrateur de disposer d’un tel matériel directement dans son studio ! ” ( Rockwell fit aussi un portrait du Colonel Henry Fairfax Ayres qui parut en 1949 dans le magazine "Vermont Life" )
L’équipage arriva en Jeep après un trajet de 140 miles, et fut rencontré par à peu près tout ce que compte la population d’Arlington en petits garçons : les trois fils de Rockwell avaient largement fait passer le mot de leur venue ! Après cet accueil non programmé,  la troupe et l’artiste se mirent au travail. Le mitrailleur parla de toutes les facettes d’un combat à l’artillerie et expliqua tout en détail. Rockwell, comme beaucoup de profanes, pensait que le canon de la mitrailleuse était trop propre et proposa de le salir. “Mais,” comme le dit l’artiste, les soldats se rebellèrent, arguant qu’un soldat prend toujours soin de son matériel, comme un cavalier de son cheval !
Aussi, la mitrailleuse fut installée, rutilante. Mais le mitrailleur eut moins de chance. L’armée avait envoyé une deuxième chemise pour que l’artiste en dispose à sa guise pour obtenir le meilleur réalisme possible. Cette chemise fut donc déchirée et salie avec  ardeur ! La mitrailleuse est une “Browning”, modèle M1917.
Puis Mr. Rockwell fit des dessins sous de nombreux angles, autant au crayon qu’en couleur. Il fit aussi des photographies. Puis il décida que son premier jet, le soldat qui regardait le lecteur en souriant, était “un peu idiot”. Il modifia donc le soldat, et celui-ci faisait désormais son job de tirer sur l’ennemi.
D’autres changements intervinrent au fur et à mesure de la progression du tableau. Le slogan fut modifié. La culotte et les bottes du soldat se transformèrent en pantalon à la demande du Sous-Secrétaire à la Guerre Patterson, qui fit remarquer que, bien que les soldats qui posaient venaient d’une unité de Cavalerie, l’armée n’avait que deux divisions de Cavalerie Mécanisée contre quatre-vingt unités d’Infanterie.
Sur sa technique actuelle de faire une illustration, Mr.Rockwell disait : “Après une première esquisse, je fais une première ébauche au crayon. Puis je refais la première esquisse, mais en couleurs. Puis, je transfère la première ébauche sur la toile. Ensuite, je commence à la mettre en couleurs, puis je fais toutes les finitions à l’huile”. Ce qui semble vraiment facile ! Mais tous les artistes savent la somme de travail correspondante à ce petit résumé. Et le résultat est ce spectaculaire poster montrant, comme Mr. Rockwell l’a fait “un de nos grands soldats en plein coup de feu dans une posture solide. Le nombre de cartouches jonchant le sol et les cartouchières vides qui ont déjà été balancées sur ses pieds nous montrent qu’il tirera jusqu’à la dernière balle”.--
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Cette rare et méticuleuse  oeuvre de Rockwell, artiste dont les peintures atteignent des sommes faramineuses sous le marteau des enchères, ne se trouve ni dans un  Musée, ni dans une collection particulière, mais dans les réserves du centre de conservation d’art de l’Armée Américaine à Fort Belvoir, non loin de Washington. Ces réserves constitueront une partie du futur “National Museum of the United States Army” (Musée National de l’Armée des Etats-Unis)
Mais ce Musée, qui commença à prendre forme il y a une dizaine d’années est maintenant à moins de quatre ans de son ouverture au public. Malheureusement, les fonds récoltés ne représentent que la moitié de la somme nécessaire pour sa construction, d’après les propos recueillis auprès de Creighton W. Abrams Jr, un général en retraite. Il dirige “The Army Historical Foundation” qui est chargée de recueillir les fonds pour ce musée. Située elle aussi à Fort Belvoir, la fondation n’a récolté pour l’instant que 76 millions $ sur les 175 nécessaires.
Ce projet, comme beaucoup d’autres a reçu des subsides de généreux donateurs, mais crise et années qui passent ont ralenti ces donations.
“En 2010, la levée de fonds fut élévée” nous dit Abrams, “ mais moins bonne en 2011 et désastreuse en 2012. L’année 2013 semble meilleure, car nous avons récolté 10 millions $ ” dit-il, “et nous pensons recevoir de 15 à 20 millions $ cette année”
En attendant, les 16000 œuvres sont stockées dans des réserves climatisées et sécurisées.
La collection est superbe, et trois autres œuvres de Rockwell, réalisées pour l’Armée Américaine de Réserve (Voir l'article sur l'US Army Reserve un peu plus bas sur cette page) se trouvent également en attente de l’ouverture du Musée.
Mrs Forgey, la conservatrice, dit qu’elle ne connait pas le nom du soldat qui a posé dans le studio d’Arlington pour « Lets give him Enough and in Time » en 1942, et elle ne sait pas si ce soldat a survécu à la guerre.
 
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McDONALD'S                                                            logos


 pubs 12 1972 A happy Adventure

En 1937, les frères Richard et Maurice McDonald ouvrent un stand de hot-dogs appelé « Airdome » * à Arcadia, en Californie. Les deux frères déménagent leur Airdome (bâtiment compris) en 1940 à San Bernardino, en Californie, et le renomment « restaurant McDonald's »* le 15 mai. Le menu consiste en 25 articles, principalement cuisinés au grill. Et comme il était courant à l’époque, ils emploient environ 20 voituriers. Il devint un lieu de rendez-vous très populaire pour les jeunes, et très profitable pour ses propriétaires. Huit années plus tard, après avoir remarqué que la plupart de leurs revenus provenait des hamburgers, les deux frères fermèrent leur « restaurant » pour plusieurs mois afin de développer un système innovant le système de service rapide (Speedee Service System), une ligne de préparation « aérodynamique » pour hamburgers. La carte est réduite à l’offre que 80 % des consommateurs ont l’habitude de commander (hamburgers, soda, lait, café, frites et gâteau), tandis que la taille du hamburger est diminuée mais pour un prix réduit à 15 cents et que la vaisselle laisse la place à des assiettes et gobelets en carton. Dans la mesure où le service n’est plus assuré au volant — les clients passent commandes eux-mêmes à un guichet —, les voituriers furent licenciés.
En 1953, les frères McDonald commencent à franchiser leur « restaurant ». Neil Fox fut le premier franchisé. Le deuxième ouvre à Phoenix (Arizona). Il est le premier à présenter le dessin des arches dorées (formées par la lettre M) ; plus tard celui d’origine fut reconstruit dans ce style. Le troisième ouvre à Downey en Californie * à l’angle du boulevard Lakewood et de l'avenue Florence et est à ce jour le plus vieux de la marque encore en activité.

** En 1954, âgé de 52 ans, Ray Kroc investit toutes ses économies en vue de devenir distributeur exclusif des appareils à laits frappés « Multimixer ». Il apprend alors que le comptoir de hamburgers McDonald’s en Californie, dirigé par les frères Dick et Mac McDonald, utilise huit appareils Multimixer à la fois. Sans hésiter, il entreprend d’aller en découvrir davantage.
Ray Kroc n’avait jamais vu tant de gens se faire servir si rapidement, et était impressionné par la façon dont un menu restreint permettait de miser sur la qualité à chaque étape. Inspiré, il soumet aux frères McDonald l’idée d’ouvrir plusieurs restaurants, convaincu de pouvoir vendre huit de ses appareils Multimixers à chaque restaurant. Lorsqu’ils demandent qui pourrait bien diriger ces nouveaux restaurants, Ray lance « Pourquoi pas moi? »
Ray Kroc ouvre le restaurant McDonald’s à Des Plaines, en Illinois, en 1955,*  et, grâce aux premières Arches d’or, lance une marque aujourd’hui légendaire. Il reconnaissait la valeur d’un système de restaurants réputés pour servir des aliments de qualité préparés avec constance et garantissant toujours même bon goût d’un restaurant à l’autre, chaque fois. Comparez les menus de 1940 et 1955 ! *
En 1958, McDonald’s vend son 100 millionième hamburger. **

En 1962, le personnage de Ronald McDonald est inventé. C'est un certain Willard Scott qui endosse le costume.
En 1965, comptant 700 restaurants, McDonald’s fait son entrée sur le marché boursier.
Mais Ray Kroc n’y serait pas arrivé seul. Sa devise était « en affaires pour vous-même et non par vous-même ».  Pour concrétiser cette vision, il choisit une voie unique : persuader les franchisés et les fournisseurs de se joindre à lui pour devenir entrepreneurs, en collaboration avec McDonald’s.
Ainsi, en 1967, le premier restaurant McDonald’s à l’extérieur des États-Unis ouvre ses portes à Richmond, en Colombie-Britannique.
Le Big Mac apparait en 1968, le Happy Meal en 1979
Le 20 Novembre 1984, Ed Rensi, alors président de McDonald's USA, sert à Richard McDonald (qui fut le premier cuisinier aux fourneaux) le 50 milliardième hamburger McDonald, au cours d'une grande cérémonie à l'hôtel Hyatt de New-York.

Le reste est une autre histoire.... Procès, pertes, bénéfices, restructurations, que du banal, quoi ! A découvrir sur la page consacrée à McDonald's par Wikipédia.

Un chiffre, pour finir : L'entreprise possédait 32 158 restaurants à travers le monde en septembre 2009....

En 1972, Norman Rockwell fut sollicité par la société pour réaliser une publicité. Ce fut un énorme succès. Cette illustration était distribuée aux clients de McDonald, ou pouvait être obtenue par correspondance. Voici une des photos de la séance de pose. ***
Rockwell remis en personne à Ray Crok l'original du tableau ****, et celui-ci est toujours la propriété de McDonald's et est exposé au siège de la société.
 

* Ces photos proviennent du site : http://www.abovetopsecret.com/forum/thread891326/pg1
** La partie sur Ray Crock vient du site : http://www.mcdonalds.ca/ca/fr/our_story/our_history.html
Et la partie sur les frères McDonald et sur McDonald's vient de différentes pages de Wikipédia.
*** Cette photo provient des Archives du "Norman Rockwell Museum", Stockbridge, Massachusetts
****Cette photo vient des archives du "Chicago Tribune".
 
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U.S ARMY RESERVE                           pubs 12

 pubs 12  1973 Strength in Reserve
 
Par trois fois, l'U.S Army Reserve fit appel à Norman Rockwell pour illustrer ses campagnes de publicité.
Les illustrations du peintre étaient ensuite placardées sur de très grands supports leur permettant ainsi une visibilité maximum.
La première, déjà intitulée "Strength in Reserve" parut au début en 1959.
Elle mettait en scène un soldat et deux gamins, voici quelques photos de la séance de pose. Le soldat s'appelait Timothy Sheldon, mais je n'ai pas de renseignemnts sur les deux gamins qui ont posé pour le peintre. Sheldon est décédé en 2003, à l'âge de 60 ans.

La deuxième, qui s'appelait aussi "Strength in Reserve" parut dans les années 60's et mettait en scène deux gamins. Et un bras.
Le gamin au bout du bras s'appelle Mark Richard Leach.
Il se rappelle très bien la séance de pose avec Rockwell :
**En 1962, j'avais 8 ans et on m'introduisit dans l'univers de Norman Rockwell. L'amie de ma mère était la comptable du peintre. Celui-ci venait juste d'être commissionné par le Département de l'Armée pour créer une image qui ferait la promotion nationale de l'Armée de Réserve sur des grands panneaux publicitaires. Il cherchait un gamin du coin avec des cheveux roux et des taches de rousseur.
Un jour que j'étais sous la garde de la comptable, nous nous promenions à Stockbridge avec ses deux enfants.C'est là que Rockwell me vit. Le soir même, mes parents reçurent un appel du peintre demandant la permission de me faire poser pour une illustration.
(...) Les deux gamins se toisent, l'un des deux a dans sa main une balle de baseball qu'apparemment il ne veut pas donner. On jurerait bien que ce n'est pas la sienne...
Mais un bras anonyme tire le gamin "volé" un peu plus loin, empêchant le conflit. La force est dans le bras, et le regard du môme en dit long sur ce qui aurait pu se passer...
Les "acteurs" s'étaient rassemblés dans le studio de l'artiste. J'étais habillé en kaki, avec une chemise à boutons blancs et un sweat vert. Je me rappelle aussi que je portais ma ceinture favorite, avec une tête d'indien comm boucle. Un autre enfant de mon âge était aussi là, mais je ne me rappelle pas de son nom, mais je me souviens qu'il était habillé différemment de moi, et qu'il tenait un objet.
Pendant que Rockwell le peignait, il devait apparaitre se comportant comme petite brute, déterminé à ne pas rendre la balle de baseball.
Le bras et la main sont à mon père. Rockwell maitrisait sa composition, et lui donnait encore plus de force en ne faisant apparaitre que cette main qui serrait la mienne.
Rockwell était chaleureux et attentif, prenant soin de notre apparence, et nous décrivant l'expression exacte qu'il voulait pour nos visages. On ne m'avait jamais demandé de "tenir la pose" avant. La session semblait dure une éternité, car je ne pouvais pas bouger, j'étais très tendu. (...)
Je me rappelle aussi que de nombreuses photos furent faites. Je me rappelle qu'on était photographiés de tous les côtés, sûrement pour avoir toutes les informations morphologiques disponibles. (...)
Quelques mois après le séance de pose, Rockwell nous invita à poser à nouveau. Je suppose qu'il voulait ainsi faire un complément de ce qu'il avait déjà dans la première séance. Je n'ai pas de souvenirs de conversation sauf que, comme auparavant, il faisait très attention à la lumière, aux poses et à tout ce qui touchait à la réalisation de cette séance.
Et quand mes parents sont venus me rechecher, Rockwell m'a remis un chèque de 20 dollars.
Un après midi, alors que je jouais dans la cour, m'a mère me fit signe par la fenêtre de la cuisine. Elle me dit qu'elle avait une course à faire et me demanda si je voulais faire un tour avec elle dans la voiture. Nous sommes allés jusqu'à Pittsfield et nous nous somme arrêtés à un feu rouge. Et là, ma mère me dit "Mark, regarde ! Tu es sur l'affiche juste en face - et si grande !!!
Je  n'oublierai jamais la montée d'excitation et de fierté.
Au fil des années, j'ai souvent pensé à l'oeuvre de Norman Rockwell, l'histoire de cette affiche et de son texte ainsi qu'aux trois personnages magiques avec qui l'artiste composa une évocation d'un profond sens du patriotisme, d'un sentiment d'auto-détermination et d'une reconnaissance qu'ensemble on peut surmonter les plus grands challenges.
Tout cela montre les caractéristiques remarquables de ce grand artiste Américain et de l'art qui découle d'un talent comme le sien.**

La troisième illustration qu'il fit pour l'U.S Army Reserve est celle que vous avez ci-dessus. C'est encore Mark Richard Leach qui pose, et elle s'appelle aussi " Strength in Reserve". Elle est parue en 1973.

**Source :http://ncartmuseum.org/untitled/2010/12/strength-in-reserve-posing-for-rockwell/
 
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SKIPPY PEANUTS BUTTER        pubs 12



 pubs 12
1963 Skippy Peanuts Butter

Le beurre de cacahuètes est apparu vers 1890. D'après une histoire qui court, c'est George A. Bayle Jr, un médecin de St Louis, Missouri, qui a inventé cela pour donner des protéines faciles à digérer pour ses clients. Mais bon, c'est ce qui se raconte, hein?!
Ce dont on est sûr, c'est qu'en 1922 Joseph Louis Rosefield , de Alameda, Californie, transforma ce produit en une espèce de pâte. Son nouveau procédé permettait l'homogénéité du produit, sans que l'huile produite ne remonte à la surface.
Et en 1932, il lança sur le marché la marque "Skippy"
Dans ses pubs,la société insistait beaucoup sur le fait que le taux élévé de protéines évitait un taux élévé de cholestérol.
En 1960, des personnalités connues ( comme Basil Rathbone, inoubliable Sherlock Holmes ) firent de la pub pour Skippy sur le mode avant/ après, et montraient leur satisfaction dans l'expression de bonheur de leur visage.
En tout cas la composition de Skippy n'a pas uniquement des protéines, et de nos jours, des associations se battent pour faire reconnaitre que le produit n'est pas idéal pour combattre l'obèsité... Depuis 1977 Skippy est produite à Little Rock ( Arkansas )
En 1963, Skippy demanda à Norman Rockwell d'illustrer les bienfaits de leur produit.
Il réalisa une publicité un peu sur le mode de "The Gossips" où le bouche à oreille transmet l'information.. Et l'avantage de cette publicité, c'est qu'ensuite Skippy l'utilisa par petit bouts, en divisant les personnages deux à deux, ou bien en montrant le jeune garçon seul.
En plus, la publicité ci-dessus servait de support à un concours dont le premier prix était un voyage autour du monde pour deux personnes à bord d'un avion de la Panam... dont Rockwell avait vanté les mérites quelques années auparavant (voir la page PUBS 05) et avait également fait ce tour du monde aux frais de la compagnie aérienne.
(Un article de William C. House III raconte ce voyage ( en anglais ) car le père de cet auteur a eu la chance d'accompagner Norman Rockwell dans ce périple autour du monde. De nombreuses photos inédites accompagnent son texte, je vous engage - même si vous ne lisez pas l'anglais - à cliquer sur son lien  http//:www.reversespins.com/Norman_Rockwell.htm  ( Ce texte peut être traduit avec l'outil traduction de  "Google" )
( En bas de chaque page, à gauche, cliquer sur le lien à côté de "Next part"  pour accéder à la page suivante )
Et voici la vidéo promotionnelle qu'a fait la PANAM de ce voyage : Part 1 , Part 2)
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 1964 Skippy's Family Portrait Sweepstakes
Norman Rockwell apparut ensuite en 1964 comme le premier prix d'un concours organisé par Skippy. En fait, le vainqueur du jeu gagnait le portrait de sa famille peint par Norman Rockwell!
Pas mal, non?!
La gagnante fut Elda Wehrmeister, et Norman Rockwell vint passer une journée dans sa famille pour préparer ce tableau. Tout ceci est relaté dans cet article (en anglais, sorry !)
Au prix actuel du Rockwell, c'est bingo pour les héritiers!!!... Mais, regardez donc la signature sur le portrait... il manque le "E" de Rockwell. Peut-être une astuce du peintre pour éviter une spéculation sur ce tableau, prix d'un concours?
En tout cas, les Wehrmeister tiennent à ce qu'il reste dans la famille, car pour eux, il est sans prix!
 
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ROBERT SIMMONS                       pub12                             

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        1964 09 Magic Touch

Dans American Artist du 1964 09, on trouve cette pub pour le fabricant de pinceaux "Robert Simmons" dont Norman Rockwell fait l'éloge. :
" C'est de tout coeur et très honnêtement que je peux dire du bien des pinceaux "Signet" par Simmons. Je n'ai jamais trouvé de pinceaux aussi parfaits et aussi bien fabriqués depuis que j'utilise ces merveilleuses brosses de soie (fabriquées avant la guerre en Allemagne). Ils ont non seulement la tenue et la qualité que je leur demande, mais ils ont aussi la texture et la souplesse que j'apprécie".
Ce fabricant de brosses et pinceaux a  une longue histoire, et la marque fut revendue en 1994 à Daler-Rowney mais elle existe toujours sous son propre nom de "Robert Simmons Brushes" au sein de ce groupe.
 
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FREDRIX                                                   pub12


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  1964 09 Fredrix Canvas

Toujours dans le même N° d'American Artist du 1964 09, Rockwell continue ses "ménages" et fait la pub pour les toiles "Fredrix". Il nous rassure quant à son choix d'utiliser exclusivement les toiles fabriquées par Fredrix :
" J'utilise les toiles "Fredrix" depuis au moins 40 ans, et, croyez moi, si il y en avait de meilleures que celles-là, je les utiliserais. Ce n'est pas que je n'ai pas utilisé les autres, car je les ai toutes essayées. Mais donnez-moi une "Fredrix Medium Smooth Linen" et si l'illustration que je fais n'est pas bonne, ce ne sera pas la faute de la toile"
Créée en 1868, de très grands artistes ont peint sur ces toiles, comme Monet, Knight, Renoir, Degas, Cezanne, Sargent, et Rockwell, bien sûr. Regardez cette vidéo qui vous raconte l'histoire de Fredrix et vous montre comment on fabrique une toile. A la fin de ce petit film, vous verrez des reproductions des artistes cités ci-dessus.
(Mais cette vidéo présente aussi, dans ses exemples d'utilisateurs de ses toiles,  le tableau "The Hay Wain" de John Constable (1776 -1837), réalisé en 1821... alors que Fredrix a été créée en 1868!.. Va comprendre, Charles !!!)

Fredrix a reçu une lettre de Norman Rockwell - datée du 1955 11 29 - proclamant qu'après avoir essayé toutes sortes de toiles, la marque "Fredrix" était son premier choix. (voir les dernières lignes de ce court article du site de Fredrix)
 
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