Illustrateurs & Divers Saturday Evening Post

(Gerlach-Barklow Calendar, Leslie Thrasher, SPAM... )

 
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Cette nouvelle page, intitulée "DIVERS" est à ne pas confondre avec celle qui s'appelle "DIVERS ROCKWELL" Je mettrai dessus ce qui s'avère inclassable, mais qui a de l'importance. Et aussi des oeuvres de quelques artistes que j'aime bien, parues dans les Saturday Evening Post et autres magazines en ma possession.
Pubs, illustrations, vous aurez ainsi un aperçu d'autres artistes qui illuminaient le Post de tout leur talent.
C'est toujours bien d'avoir un endroit à soi pour ranger son petit "bordel" personnel, et donc cette page "Divers" est faite pour cela !



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GERLACH-BARKLOW CALENDAR 1938
(SELLER SAMPLE)


Les calendriers Gerlach-Barklow furent parmi les plus produits aux USA au XXème siècle. Les jeunes filles qui peuplaient leurs pages étaient appelées les « Gerlach Girls ».
Tout avait commencé en 1907 quand Theodore R. Gerlach, et K. H. Gerlach s’associèrent à Edward J. Barklow pour fonder la Gerlach-Barklow Company*. Un financier, John Lambert, leur avança des fonds, et ils firent construire une usine, à Joliet, dans l’Illinois. En 6 mois, le bâtiment était prêt, et opérationnel. Voici l'usine, vers 1922.
Si beaucoup de calendriers étaient des reproductions d’artistes connus, de nombreux autres venaient d’artistes locaux. De même beaucoup de modèles étaient recrutés sur place. L’un des plus connus fut Loïs Delander, Miss Illinois, qui devint Miss America en 1927. Son portrait fut peint par Adelaïde Hiebel, fer de lance des artistes de Gerlach-Barklow.
Dans les années 50’s, l’usine tenait la place d’un bloc entier dans la ville de Joliet !
Les calendriers étaient conçus pour être de qualité et très solides.
Tous les ans, une armée de représentants* sillonnaient le pays avec leur attaché-case à la recherche de nouveaux clients, ou pour fidéliser les clients réguliers.
Dès le début, Gerlach-Barklow employa des artistes féminins, mais celles-ci ne signaient jamais leur prénom. Juste l’initiale suivie du nom, où le nom seul. En effet, à cette époque où les droits des femmes étaient plutôt limités, quel client aurait osé acheter un calendrier peint par une femme?
Les représentants avaient dans leur sacoche des exemplaires de démonstration, de différentes tailles et comportant des tableaux de plusieurs artistes. Ainsi ils pouvaient montrer un éventail de plusieurs dizaines de possibilités* différentes pour les clients. Gerlach-Barklow insistait beaucoup sur le rôle de ces représentants, car c’était d’eux et de leur méthode de travail que dépendait la pérennité de l’entreprise.
Gerlach-Barklow avait une politique sociale très en avance sur son temps. Il permettait aux femmes d’emporter les calendriers à assembler chez elles, de façon qu’elles puissent aussi s’occuper de leurs enfants. Même chose pour les retoucheuses, qui pouvaient travailler chez elles. Chaque année, l’entreprise organisait un pique-nique géant pour ses employés, ainsi qu’une journée récréative pour tous. Elle ne manquait jamais de main d’œuvre, car c’était un honneur, une chance et une fierté pour les habitants de Joliet de travailler pour Gerlach-Barklow.
L’ usine ferma ses portes en 1971, du, entre autres, à la concurrence de la photographie, les illustrateurs étant passés de mode. Un incendie la détruisit partiellement en 1992 et les bâtiments furent ensuite démolis.
 
L’exemplaire que je vous présente a 29 illustrations. Les pages sont reliées par un cordon. En face chaque illustration, une page raconte l’histoire de cette illustration et une biographie succincte de chaque artiste. (Comme il y a parfois plusieurs illustrations du même artiste, j’ai fait un mix des différentes pages correspondant à chaque artiste.)
Retrouvez ici les pages qui composent cet exemplaire : Adelaïde Hiebel (une deuxième page ici) , Bradshaw Crandell, Georges Marionez, Jules Erbit, Pearl Frush Brudon,  et quatre pages consacrées à ceux qui n’ont qu’une seule illustration présente dans ce fascicule :
01 ( Arthur H. Hider, Jennie Brownscombe, Antonio d’Elia
02 ( William Birchall, Noel H. Leaver, Charlotte Becker )
03 ( Hy Hintermeister, A. Herbe, Harold Shermann Hewlett )
04 ( Fred S. Burgy, J. W. Wilkinson )
 
Et puis on retrouve également un de mes peintres préférés, Anton Otto Fischer.
Il n’a qu’une page dans cet album, mais pour une fois, ce n’est pas une scène marine, alors je ne l’ai pas mis avec les divers pour que vous appréciiez une de ses scènes champêtres ! Il était lui-même un pécheur aguerri !
 
Les calendriers Gerlach-Barklow sont très recherchés aujourd’hui, de même que les originaux qui ont servi pour leurs illustrations. Fouillez dans vos greniers, qui sait ?

Pour rédiger cet article, je me suis servi de documents trouvés sur le web :
http://patch.com/illinois/plainfield/calendar-b4568dd4
http://en.wikipedia.org/wiki/Gerlach_Barklow_Co.
Et aussi du livre ;
" Joliet's Gerlach-Barklow Calendar Company" par Tim et Michelle Smith © 2009 Arcadia Publishing
dont j'ai extrait quelques photos*.
Ce livre est disponible partiellement sur Google Books

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LESLIE THRASHER  (1889-1936)
 
 divers  divers divers
  1936 10 03 Tipping the Scale     1913 Cream of Wheat         1927 01 08 Fisk
          (Double Weight)

 divers   divers
1937 03 22 Chesterfield            1926 02 06 Fisk
     (Life Magazine)

Charles Leslie Thrasher est né à Piedmont, en Virginie Occidentale le 15 septembre 1889. Sa mère encouragea ses talents artistiques, décelés très tôt. En 1906, il intégra la « Pennsylvania Academy of Fine Arts » et en 1909 il reçu un prix qui lui permis d’aller étudier à Paris pendant une année. A son retour, en 1910, il s’installa à Wilmington, dans le Delaware, et devint l’élève d’Howard Pyle.
Vétéran de la Première Guerre Mondiale, il faisait partie du Régiment de Camouflage au 40th Engineers. Il fut sérieusement blessé par une attaque au gaz à la bataille de Belleau.
En1920, il se maria avec Janet Jackson et ils s’installèrent à New York. Ils achetèrent aussi une maison à Setauket, sur Long Island. Une fille naquit de leur union, Audrey.
Thrasher est connu pour les couvertures qu’il fit pour le Saturday Evening Post, et pour le magazine Liberty.
Il vendit sa première couverture au Saturday Evening Post en 1912, et reçut 50$. Il fit 23 couvertures pour le Post.
Retrouvez toutes ces couvertures du Post ici, et là aussi.
En 1925, il signa un contrat avec Liberty. Ce magazine était apparu en 1924, et voulait changer les choses par ses innovations. Il indiquait, entre autres, le temps moyen qu’il fallait pour lire chaque article et chaque nouvelle. Mais surtout, et c’est là que l’arrivée de Thrasher est essentielle, il créa une continuité de couvertures. Pendant 6 ans, pour 1000$ par semaine, Leslie Thrasher créa une couverture racontant l’histoire d’un couple américain moyen. Cette série s’appela « For the love O’ Lil » et elle montrait le couple depuis sa rencontre au collège, leur mariage, l’arrivée de bébé et tout les petits faits de la vie de cette époque. Et l’homme du couple n’était autre que Thrasher lui-même !
Cette série de couvertures fut ensuite adaptée au cinéma en un long métrage intitulé lui aussi «  For the Love O’ Lil »
Thrasher travaillait sans cesse, et durant la même période, il produisit aussi de nombreuses publicités pour Fisk, Cream of Wheat, Chesterfield cigarettes et Dupont. Celles-ci parurent dans des magazines comme Everybody’s, Collier’s, Redbook, The Popular Magazine et bien sûr, le Post. Il fit aussi des couvertures pour d'autres magazines.
Thrasher était de santé fragile et ce contrat l’épuisa.
Rockwell raconte, dans " MY ADVENTURES AS AN ILLUSTRATOR "par THOMAS ROCKWELL
( © CURTIS PUBLISHING COMPANY 1960 ) Pages 99 & 100 :

"Un jour, Thrasher est venu me voir pour me demander mon avis sur un contrat que lui avait proposé le magazine " Liberty ", pour lequel il avait déjà fait de nombreuses couvertures.
C'était un contrat d'exclusivité d'une durée de cinq ans pour faire cinquante couvertures par an payés 1000 $ pièce !"
"Je peux vivre avec 10.000 $ par an, et ainsi en économiser 40.000 chaque année. Dans 5 ans, j'aurai 200.000 $ et je serai à l'abri pour le reste de mes jours ", me dit Thrasher.
"Je ne pense pas que quelqu'un puisse faire déjà 50 couvertures en un an, alors pense donc, pendant 5 ans ! "lui répondis-je.
" N'accepte pas ", lui dis-je encore, tu travailleras toi-même à ta propre mort. Et quand le contrat sera fini, qu’est-ce que tu feras ? Plus personne ne voudra faire appel à toi !"
" En fait il ne savait pas trop et voulu faire un essai.
Mais finalement, il signa le contrat. Liberty imagina une famille idéale que Thrasher devait mettre en images. Et il se mit au travail, une couverture par semaine. Il n'a pas duré un an. Après huit ou neuf mois, sa maison brûla, et il était si fatigué par la somme de travail fournie qu'il attrapa une pneumonie contre laquelle le peu de défenses qu’il avait encore ne purent rien faire, et il en mourut. Mais ce pauvre gars n'aurait jamais pu mener à terme son contrat. Un an peut-être, mais en aucun cas cinq ans ! Personne n'aurait pu. 50 couvertures par an ? C'est beaucoup trop
."

Pourtant Thrasher le fit ! Et pas pendant 8 ou 9 mois ! Il honora son contrat et fit plus de couvertures en 5 ans que Rockwell dans toute sa carrière au Post !
Sa maison à Long Island brûla en  Novembre 1936 et après une agonie due à l’inhalation des fumées, il mourut le 2 Décembre 1936. De nombreuses œuvres disparurent également dans l’incendie. Il est enterré au Wilmington & Brandywine Cemetary à  Wilmington dans le Delaware.
Mais ce dont les gens se rappellent le plus, c’est la couverture qu’il fit pour le Post - "Tipping the Scale" - et qui parut peu de temps avant sa mort. C’est sans doute la plus célèbre des couvertures du Post, et elle est souvent attribuée à Norman Rockwell. D’ailleurs celui-ci, toujours dans sa biographie, nous dit :

" Cette couverture parut le 03 octobre 1936 et représentait une cliente qui, avec son doigt relevait la balance pour faire baisser le poids, alors que le boucher appuie son doigt de son coté pour augmenter le poids ! Et chacun ignorant ce que fait l'autre, les yeux rivés sur l'aiguille ! Des gens pensent encore que c'est moi qui ai fait cette couverture, j'ai même gardé des lettres de félicitations !"
 
Thrasher avait atteint une telle popularité et un si grand respect dans le monde de l’illustration que beaucoup se demandent si il n’aurait pas dépassé la réputation de Norman Rockwell si sa vie de s’était pas achevée si tragiquement à l’âge de 47 ans. Les deux artistes avaient une approche similaire du « Way of Life » américain, et leurs illustrations ont illuminé des millions de foyer américains qui se reconnaissaient dans ces œuvres.
Un livre de Dorye Roettger« The Rivals of Rockwell » paru en 1992, nous parle de Leslie Thrasher et nous montre de nombreuses oeuvres issue de la série “For the Lov O’ Lil”.

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SPAM                        divers sep
 
On a tous été confronté un jour ou l'autre à cette catastrophe qu'est le "Spam".
Dans l'article qui va suivre, j'essaie de vous donner l'origine du mot, et les évènements qui ont fait qu'un bout de jambon est devenu une calamité mondiale...
Aucun rapport avec Norman Rockwell, si ce n'est que les magazines dont sont extraites les pubs que je vous présente sont tous des exemplaires du Saturday Evening Post.

En 1926, Hormel Inc. commercialise le Hormel Flavor-Sealed Ham, le premier jambon en boîte au monde. Onze ans plus tard, en 1937, Jay C. Hormel invente la première viande en boîte ne nécessitant aucune réfrigération, le Hormel Spiced Ham, une préparation faite d'épaule de porc et de jambon hachés.
Le nom « SPAM » sera sélectionné en juillet 1937, lors d'un concours. Le mot se compose des termes « jambon épicé » : en anglais « SPiced hAM ». Le produit sera présenté comme « la viande miracle », toujours disponible et facile à utiliser.
C'est pendant la Seconde Guerre mondiale que le "SPAM" deviendra réellement populaire. Non seulement parce qu'il est facile à transporter et à entreposer, mais aussi parce que le porc n'est pas rationné, contrairement au bœuf. C'est ainsi, à travers l'armée américaine, que le produit sera introduit et parfois intégré dans diverses régions du monde.
Aujourd'hui la marque fabrique plusieurs versions de SPAM, dont un à base de viande de dinde. En 2007, la sept milliardième boîte de SPAM est vendue. Et regardez ces pubs de fin de guerre, vous verrez que les fast food n'ont rien inventé...

Voilà pour la marque qui a donné son nom. Mais comment un jambon a-t-il pu donner son nom à des mails pourris?

Eh bien il faut remonter au 15 Septembre 1970 et à un sketch des Monthy Python diffusé ce jour là.

"Le sketch se déroule dans un restaurant de qualité médiocre. M. Bun (Eric Idle) et Mrs. Bun (Graham Chapman) désirent y déjeuner, mais la serveuse (Terry Jones) ne leur propose que des plats à base de Spam, une marque de viande en conserve que déteste Mrs. Bun. Les plats proposés contiennent de plus en plus de Spam (« Spam, Spam, Spam, Spam, Spam, Spam, baked beans, Spam, Spam, Spam and Spam »), et Mrs. Bun devient hystérique malgré les tentatives de son mari pour la calmer, hurlant « I don't like spam! ». L'absurdité du sketch est accrue par la présence à une autre table d'un groupe de Vikings qui interrompent régulièrement la conversation en chantant bruyamment « Spam, Spam, Spam, Spam, lovely Spam, wonderful Spam ».
John Cleese fait une brève apparition dans un rôle de Hongrois parlant un anglais incompréhensible, en référence à un autre sketch diffusé dans le même épisode. Le décor change ensuite et Michael Palin, déguisé en historien, relate l'histoire de la victoire remportée par les Vikings au « Green Midget Café, à Bromley », mais son discours est à son tour infesté de spam, et la scène revient au café et aux Vikings qui entonnent en chœur leur chanson. Les crédits de l'épisode défilent ensuite, et les noms des acteurs et du personnel subissent le même traitement (« Spam Terry Jones », « Michael Spam Palin », « John Spam John Spam John Spam Cleese », etc.)" *
(Vous pouvez visionner ce sketch ici.)

C'est l'accumulation du mot Spam dans ce sketch qui a transformé un morceau de cochon, en une ... cochonnerie informatique !

*Source : Wikipédia
 
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