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                     1924 : 11 Couvertures     Index
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63eme couverture #63 1924 03 01 The Sampler (? x ?cm)
 
Une gentille petite fille bien sage devant son ouvrage, ce matin. Elle a une très jolie robe, regardez le détail des plissés ! on la croirait vraie. Il faut dire que Rockwell arpentait les vendeurs d'antiquités et les marchands de fringues à la recherche de l'accessoire qu'il lui fallait pour ses illustrations. Dans son atelier, il avait une réserve de costumes dignes des placard d'un grand théâtre. Hélas, une grande partie de ses collections disparut lors de l'incendie de son atelier en 1943.
La jeune fille a de quoi rester sage, le motif qu'elle brode ne l'encourage pas vraiment à "s'éclater" en dehors de chez elle...
Voici ce qu'il dit :
" (1824) Toutes les jeunes filles seront dévouées, gentilles et courtoises pour toujours.
"Delivre-moi des pensées frivoles jusqu'à la fin de ma vie "
ensuite, une représentation d'une jeune fille au travail (work) et une autre qui joue (play), mais celle-ci avec une flèche au dessus de la tête qui laisse penser que jouer n'est pas essentiel.
Et l'ouvrage est signé "Phoebe Ann Small 15 ans"
Autre époque, autres moeurs, non?...
Mais enfin, cela ne devait quand même pas être drôle tous les jours.....
Sur le lien qui va suivre, vous verrez qu'il a fallu des années aux femmes pour se sortir de ce carcan de la femme idéale. Ne riez pas, les jeunes filles lisaient ce texte à l'école dans les années 50 !!! **
** Extrait du blog de Kathryne Martinet

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nu #64 1924 04 05 Cupid's Message (66 x 57cm)

A chaque nouvelle année, JC Leyendecker illustrait une couverture mettant en scène un chérubin le " New Year Baby" qui prophétisait sur sur ce qui pourrait se passer dans l'année nouvelle. Pas moins de trente six couvertures, de 1908 à 1943 où la peau du chérubin semblait aussi souple qu'une baudruche, et dont l'expression donnait confiance à un pays construit sur la foi et l'espoir.
( retrouvez ces trente six couvertures ici, et encore ici ! )
Dautres illustrateurs essayèrent de créer leur propre mascottes pour d'autres magazines, mais personne n'eut autant de succès que Leyendecker.
Rockwell aimait laisser l'imagination de ses personnages s'envoler vers d'autres monde. Et nul autre mieux que lui ne réussissait à rendre les rêves aussi bien. L'expression de ce jeune garçon, pour cette couverture du 1924 04 05 " Cupid's Message " est plus que crédible: son émoi et ses espoirs sont perceptibles, l'amour va frapper à sa porte.

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 nu #65 1924 05 03 The Model (? x ?cm)


Retour à l'humour avec cette couverture du 1924 05 03 " The Model ". Ce pauvre commerçant a pris son parti des caprices de la gamine. Après le chapeau à fleurs, il va essayer, pour lui faire plaisir le chapeau à plume. Tout en imaginant sa tête là-dessous,  il regarde déjà le troisième chapeau que la petite a posé sur sa jambe... C'est vrai que le ruban à carreaux va donner un peu plus de ridicule encore à ce pauvre vendeur. Mais que ne ferait-on pas pour une vente, hein? Et, si on ne voit pas le regard de la jeune fille, son attitude dubitative ne laisse guère présager une conclusion favorable à un achat... Le commerçant s'appelait en fait J.L. Malone, et il posa l'année suivante pour une autre couverture de Rockwell, "Crossword Puzzle" du 1925 01 31 où il fait des mots croisés avec James K. Van Brunt, un des modèles attitrés de Rockwell
Ce commerçant, avec sa petite barbichette, me fait penser à un personnage que Robert Robinson, autre illustrateur du Saturday Evening Post fit poser pour plusieurs de ses couvertures. Mais c'est un avis tout à fait personnel...

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nu #66 1924 06 17 Adventure (? x ?cm)

On n'aura pas rigolé longtemps ! A nouveau un personnage de Rockwell laisse aller son imagination vers des destinations lointaines pour cette couverture du 1924 05 03 "Adventure"
Ce secrétaire, ou comptable, on n'en sait trop rien , a le regard qui nous emmène vers ce bateau, une sorte de Santa Maria voguant sur les Océans. Sans doute s'imagine-t-il en Christophe Colomb découvrant ce qui deviendra l'Amérique.  Son visage exprime aussi les regrets d'une vie médiocre qui le prive de grands voyages aventureux, et sa façon d'incliner la tête nous montre bien aussi qu'il est résigné à rester un modeste gratte-papier.
Rockwell sait raconter une histoire, et, en un seul dessin, il réussit à nous montrer les espoirs et la détresse d'un homme.
On pourrait rapprocher cette couverture de celle du 1937 04 24 " Ticket Agent " où le vendeur, "prisonnier" dans sa cahute, vend des billets pour des destinations où lui-même ne pourra sans doute jamais aller...

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67eme couverture #67 1924 06 14 Home (? x ?cm)

Représenter la souffrance n'était pas un des points forts de Rockwell, cela n'allait pas avec sa vision de son Amérique. Mais là, l'accoutrement de ce pirate, sa jambe de bois,  ses fringues rapiécées et son air de sortir d'un film de cape et d'épée à quat'sous ne nous le montrent pas sous son meilleur jour...
Comme Rockwell associait souvent Noel à l'Angleterre de Dickens, il associait aussi souvent le foyer à ce même pays. Et là, il dessine en arrière plan des maisons côtières de style anglais.
Sa mère était d'origine anglaise et disait descendre d'un certain "Sir Norman Percevel", le propre 2ème prénom de Norman Rockwell. Rockwell détestait ce prénom et, si au début de sa carrière il signait son nom par "Norman P. Rockwell "il se débarrassa vite de ce "P" qui le dérangeait, et alla même sur une couverture de Life du 1917 05 10 - It ain't you (Ce n'est pas vous !) à se moquer consciencieusement de ce "Percevel" !  (en l'écrivant "Perseval" )
Cette parenthèse refermée, le regard nostalgique du pirate nous raconte une partie de sa vie manquée, tout ce qu'il n'a pas eu comme la douceur d'un foyer, la santé, une femme aimante, et non une cohorte de femmes de passage, la violence et la mort qui rôde à chaque instant
Le pistolet et le sabre sont sa force, certes, mais à quel prix !

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nu #68 1924 07 19 Speed (68,5 x 58,5cm)

15 miles à l'heure ! C'est la vitesse affichée par le speedometer sur la couverture du 1924 07 19 " Speed " ( aussi intitulée " Speeding along " ).
Les costumes , l'air inquiet de la dame, la confiance qu'éprouve le conducteur et la nonchalance du brave toutou assis à l'avant sont vraiment décrites avec précision.
Ce véhicule vieillot a tout de la diligence et le siège ressemble à la banquette où s'asseyait le postillon !
Mais qu'on ne s'y trompe pas, le klaxon, la lampe à acétylène ou le grand frein à main, un peu caché il est vrai, par le manteau du conducteur, appartiennent bien à leur époque.
Rockwell était lui-même propriétaire d'une Wills St Clair modèle" Grey Goose " et il aimait parcourir les rues et la campagne à la recherche de modèles et aussi d'dées de couvertures. Il récupérait aussi nombre de costumes et d'accessoires pour les décors de ses oeuvres. Il admettait sans peine que le plus dur était de trouver l'IDEE et que c'était plus hardu que la réalisation du tableau. Bien que les couverures aient une durée de vie d'une semaine et les mauvaises idées vite oubliées, il ne fallait pas ignorer cette durée de vie de la couverture, car c'est elle qui faisait vendre le magazine. Et pas seulement dans la semaine qui allait arriver, mais aussi pour les mois et les années à venir.
Chaque sujet avait donc à être traité avec le plus grand professionalisme.

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69eme couverture #69 1924 08 30 The Accordionist (63,5 x 53)

Encore une composition en cercles ! Celui, déjà, qui se trouve derrière les deux jeunes gens, avec juste un ciel étoilé - c'est très romantique, l'infini du ciel - profond.
Et puis un cercle qui passe par les genoux des amoureux, un autre qui passe sur leurs épaules, un autre encore qui passe par l'accordéon et la vieille lampe....
- N'allez pas croire que je suis un spécialiste de la peinture, la série de trois livres dont je vous ai déjà parlé ( " NORMAN ROCKWELL  AND THE SATURDAY EVENING POST "par D. &  M. STOLTZ (© The Four S 1976 - me sert de trame. Ensuite, je recoupe avec d'autres bouquins, et je fais des recherches sur internet pour trouver d'autres renseignements )
Toujours un décor minimaliste, un bout de banc, un chapeau, une lampe.
Mais les costumes sont, comme d'habitude chez Rockwell, très détaillés, les plis, les ombres, ils tombent juste. Je ne sais si le garçon arrivera à ses fins ( Rockwell ne donne jamais la réponse! ) mais le garçon se démène, la position de ses jambes en témoigne. Et puis, hein, allez jouer de l'accordéon ou du bandonéon sans bouger !
La position des jambes de la jeune fille et ses mains ne laissent aucun doute sur l'éducation qu'elle a reçue. L'Amérique puritanisme est toujours très solide, en 1924 !
Mais bon, laissons ce petit couple d'amoureux avec des étoiles plein les yeux, et sauvons-nous sur le pointe des pieds, la nuit est belle, la chanson douce, les vêtements se frôlent... ne les embêtons pas davantage !
Le garçon s'appelle Franklin H Lischke et voici d'autres couvertures du Post où il posa pour Norman Rockwell : "No Swimming", "Sneezing Spy, "Boy Gazing at Window", "The Rivals", "Self Portrait ", "The Buggy Ride", "The defeated Suitor", "Spring".
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70 #70 1924 09 27 Homecoming (Pals) (? x ?cm)

Deux titres différents pour cette couverture, Homecoming (Le retour à la maison ) ou Pals ( Les Copains ) En fait, j'aime bien le deuxième titre, bien que je l'ai répertoriée comme "Homecoming".
L'amitié de Rockwell avec les chiens transparait de plus en plus au fil des couvertures, et ce vagabond qui rentre chez lui en est la preuve évidente. L'accueil que lui fait son chien montre que malgré le temps écoulé et la distance ( il vient de  New York, comme le montre l'étiquette sur sa valise, mais certainement pas du Grand Hotel, comme il voudrait le faire croire !... ) les sentiments qu'éprouvent le chien pour lui sont restés les mêmes. Cette couverture me fait hélas penser à une photo récente que j'ai vu "trainer" sur internet ces jours-ci et qui nous rappelle que par ce grands froids de nombreuses personnes souffrent et que leur seul réconfort, confident et ami est souvent leur chien. Je pense que Rockwell aurait aimé les "Restos du Coeur" de Coluche, mais cela n'engage que moi... Notez la similitude des deux documents.

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  nu#71 1924 10 18 The Hobo (66,5 x 52cm)
 ( Le seul magazine qui me manque encore ! J'espère qu'il ne faudra pas patienter trop longtemps pour qu'il rejoigne et termine la série....
Rassurez-vous, vous ne manquerez pas de savoir le jour où je dirai "Bingo !")


Eh bien ça yest, je viens de rajouter des parenthèses sur les quelques lignes ci-dessus, c'est donc que j'ai reçu le dernier qui me manquait encore des 323 Saturday Evening Post dont Rockwell a peint la couverture. J'avais acheté le premier ("The Prom Dress") le 20 février 2008, et celui-ci le 16 juin 2012. Un peu plus de quatre ans, donc, pour tous les réunir. Des nuits hachées, des déceptions, des coups de bol, des joies, des mauvaises surprises, des bonnes surprises aussi. Et des amitiés qui se sont nouées de l'autre côté de l'Atlantique au fil des années.
Et je suis content que ce soit James K. Van Brunt qui soit en couverture. Je me suis attaché à ce personnage au fil de ce site, au même titre qu'à Billy Paine. Ce sont mes deux modèles préférés, et je remercie Norman Rockwell de les avoir autant utilisés !

"The Hobo" est la première des couvertures du Post où apparaisse Van Brunt. Il faut dire que sa "gueule" se prête plutôt bien à son accoutrement de clochard!
Son vieux manteau élimé, son pantalon rapiécé, ses chaussures qui baillent, son minuscule baluchon avec tout ce qu'il possède à l'intérieur. Mais la plume sur son chapeau ' attaché par un fil au manteau, de peur qu'il ne s'envole en cas de coup de vent ! ) nous montre qu'il n'est pas dénué de fantaisie, et qu'il sourit quand même à la vie, qui ne l'a pourtant pas épargné. Un pansement décore sa tempe, peut-être les restes d'une bagarre?
Serait-il fan de base-ball? Son journal laisse à penser que son équipe favorite est la "New York Yankees" surnommée les "Yanks". (C'est l'équipe la plus titrée des Etats Unis, comptant au fil des ans des joueurs comme Babe Ruth ou Joe DiMaggio)
Son espèce de mégot collé à ses lèvres ne doit plus contenir beaucoup de tabac, mais il le rallumera sans doute une fois son maigre repas avalé. Son couteau est sa fortune, et nul doute qu'il y tient comme à la prunelle de ses yeux.
Il a réussi à se procurer deux saucisses, et son braséro de fortune lui permet de les faire cuire. De ses yeux vagues, il fixe les saucisses sans les voir. Sans doute réfléchit-il aux meurtrissures de la vie, au "pas d'bol" qui l'a accompagné tout au long de son existence.
Le chien les voit bien, lui, les saucisses. Mais il sait que, même affamé, son maître partagera avec lui. Les clochards, et tous ceux qui n'ont rien, ont le sens du partage, et ne laisseront jamais un compagnon de côté.
Déjà la couverture précédente de Rockwell faisait appel à deux personnages similaires, un vagabond et son chien, avec là aussi une grande affection entre les deux.
Rockwell nous donne une fois de plus une grande leçon d'amitié et de partage.
Toute une histoire en un tableau, c'est la force de Rockwell. Pas besoin de dialogues, tout est dans les regards, les gestes, les accessoires. Rien ne manque, et rien n'est superflu.
Un grand Rockwell.

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nu #72 1924 11 08 Ceremonial Garb (78,5 x 66cm)

Dans les années 20, les politiciens étaient moins pris au sérieux qu'ils ne le sont maintenant. Un homme était élu président parcequ"il avait un look de président , en d'autres termes, c'était quelqu'un qui coupait les rubans d'inauguration à la perfection...
Regardez celui-ci ! Il a mis son beau costume de cérémonie et son écharpe, il tient son cigare à la main et son haut de forme est posé sur son bras ! Sa démarche qu"il veut hautaine, n'en est que plus grotesque, et les deux "assesseurs" qui l'accompagnent, fagotés comme l'as de pique accentuent encore son ridicule !
Qu'importe ! Il va aller délivrer son beau discours flatteur et sirupeux, il va trancher avec un sourire forcé le ruban sous les flashes des photographes, aller serrer quelques mains, taper amicalement sur quelques dos, boire un petit coup avec quelques élus locaux, faire quelques promesses qu'il ne pourra jamais tenir, et rentrer chez lui sous bonne escorte, persuadé qu'il est le meilleur.
C'est Pop Fredericks qui s'est transformé en politicien. Mais je pense que vous l'aviez tous reconnu !
Cette couverture date du 1924 11 08, et elle s'intitule "Ceremonial Garb" ( le Costume de Cérémonie ).
Nous sommes en 2012, bientôt des élections... Mais est-ce que les choses ont vraiment changé ???...

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nu #73 1924 12 06 Christmas (? x ?cm)

Noel ! L'année dernière, le 6 décembre - il y a juste un an - un manteau neigeux recouvrait une bonne partie du pays... comme il y a juste 87 ans sur cette couverture du 1924 12 06 " Christmas " ( aussi appelée "Santa's Good Boys " ) où le toit de la maison est tout blanc !
Rockwell croyait en la grande magie de Noël et la représentait d'une façon idyllique.
Regardez l'enfant ! Il ramène du bois pour la cheminée. Ah! c'est un brave garçon qui évite cette corvée à ses parents... C'est que Noël approche, et il ne faudrait pas que le Père Noël oublie sa cheminée ! Mais certainement que c'est un garnement le reste de l'année, il pose des collets, fait l'école buissonière, fait des coups avec ses copains... Mais qu'importe, le père Noël ne regarde que les bonnes actions, même si elles sont rares !
Comparez avec cette couverture de Leyendecker, du 1915 12 11 " Christmas Angel " . Si le décor est différent, la période est la même, et sur le fond, c'est aussi un petit diable qui se transforme miraculeusement en ange à l'approche de la date fatidique !
Les couvertures de Noël du Post restaient en vente du jour de leur parution jusqu'au 25 décembre, et parfois même au delà, contrairement aux autres couvertures qui, elles avaient une seule semaine pour se vendre.
Celle-ci est parfois appelée " The White Cover "( La Couverture Blanche ) Le Père Noël à la forme d'une montagne, qui s'intègre parfaitement au décor, et c'est là tout l'art de Rockwell et de son sens de la narration et du détail.
Son regard bienveillant indique que le petit garçon ne sera pas oublié lors de son passage !
Cette " White Cover " est un des chefs-d'oeuvre de Rockwell, tout comme... le "White Album " des Beatles, que je vous engage à (re)découvrir !

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