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                     1938 : 6 Couvertures      Index
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A PROPOS DE
sep1938


Les années trente ont été spéciales pour Norman Rockwell, et ce, à plus d'un titre.
D'abord, il s'était remarié en 1930 avec Mary Barstows. Son premier mariage avec Irene O'Connor s'était soldé par un divorce, en 1929. ( Peu de photos d'Irene, mais elle avait posé comme modèle pour son mari en couverture du "Literary Digest du 1921 01 21 ) Il profita de ce renouveau pour voyager. Il fit un long séjour en France en 1932, d'ailleurs sa production s'en ressentit, puisqu'il ne fournit que trois couvertures cette année-là.
Mais il se remit à la täche avec enthousiasme, et ce, dans tous les domaines : couvertures, illustrations, publicités. Il prend de plus en plus d'assurance, et va même s'auto-parodier en se représentant en panne d'inspiration devant une page blanche du Post ! " Blank Canvas " du 1938 10 08
Sa vie familiale se stabilise, puisqu'il a trois fils avec Mary Barstows. En 1939, il quitte New Rochelle, où il habitait depuis 1930 pour Arlington, dans le Vermont. D'autres Illustrateurs du Post sont installés là, comme Mead Schaeffer, John Atherton et George Hughes.
Mais il continue de décrire l'Amérique de tous les jours, avec ses petits tracas et ses scènes du quotidien.

Bon, je vous laisse avec les dernières couvertures d'avant guerre. Bonne ballade !

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178eme couverture #178 1938 02 19 Dreamboats (81 x 66cm)

Ces deux jeunes filles rêvent dans leur dortoir devant le portrait de Robert Taylor. Cet acteur a été idolâtré par des millions de jeunes filles en cette période d'avant guerre.
Le titre "Dreamboats" vient de l'expression "He's a Dreamboat" qui veut dire "Il est beau comme un Dieu" (Robert et Collins  ed 2002 p 1381)
Le réglement du dortoir interdit la présence masculine, mais rien n'interdit de regarder quelques photos... D'ailleurs, d'autres photos sortent de la taie d'oreiller où elles étaient cachées, sans doute pour éviter qu'elles ne soient volées par quelques jalouses !
A cette époque, les magazines qui parlaient d'Hollywood et de ses stars étaient très prisés, et ils entretenaient le rêve de nombreuses jeunes filles... et jeunes hommes !
Rockwell s'est servi plusieurs fois du procédé incluant des portraits de personnages célèbres dans ses illustrations. Regardez les portraits de Charlot dans "Picture Palace" du 1916 10 14, de sa femme Irène dans "Reminiscing" du 1919 02 18, du candidat Harding dans "The Debate" du 1920 10 09, d'Abraham Lincoln dans "The Law Student" du 1927 02 19, des trois actrices dans "Star Struck" du 1934 09 22.
Plus tard, il reprendra plusieurs fois ce procédé avec les candidats Roosevelt et Dewey dans "Which One" du 1944 11 04, un autre portrait de Lincoln à l'occasion de "Curiosity Shop" du 1948 04 03, les portraits de Truman et - encore! - Dewey pour "Election Day" du 1948 10 30 et aussi pour le portrait de Jane Russell dans le célèbre "Girl at the Mirror" du 1954  03 06.

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179eme couverture #179 1938 04 23 See America First (91,5 x 71cm)

Au fur et à mesure que le temps passait, Rockwell trouvait justifié le fait de se servir de la photographie pour ses travaux. En plus des angles nouveaux et de tous les détails qu'il pouvait utilisé à son gré, il pouvait prendre un nombre infini d'expressions du visage.
Même le meilleur des modèles n'aurait pu tenir la pause avec la même expression pendant de logues minutes, ou reproduire cette expression sur plusieurs séances.Mais avec une photo, cela devenait possible, et cela pouvait être corrigé si nécessaire.
Regardez l'expression de cette Indien ! C'est sans doute un homme qui est né sur le territoire américain, dont les ancêtres depuis des générations habitaient les grandes plaines du Midlle-West, ou les Rocheuses, c'est un Amérindien, un "Native" comme ils disent là-bas. Et qu'est-ce qu'il trouve dans sa boite? "See America First" (Soyez le premier à voir l'Amérique)
Si lui ou son peuple ne l'ont pas vu en premier, qui alors?!
Rockwell nous avait déjà parlé de "See America First" sur sa couverture du 1929 07 13 "The Tourist", ou Harry Seal tient un petit guide dans sa main.
En 1938, "Judge Magazine" récompensa Rockwell en lui attibuant son prix annuel le "High Hat Award" car il devenait une institution dans l'art alors qu'il était encore tout jeune ! Retrouvez ici l'article du Post daté du 1938 07 30 qui relate cet évènement **
Rockwell reçu de nombreux prix dans sa carrière, le plus prestigieux d'entre eux étant la "Presidential Medal of Freedom" - plus haute distinction civile américaine - qui lui fut remise par le président Gerald Ford en 1977. Retrouvez le ici avec sa distinction.

** Article qui m'a été gracieusement envoyé par Nancy de la boutique Ebay "PAPERDRAGIN"
Merci beaucoup !

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180eme couverture #180 1938 06 04 First Flight (79 x 62cm)

Le premier vol en avion est toujours un évènement et Mamy est subjuguée par ce qu'elle voit. La compagnie Skyways Airlines a mis à sa disposition un large fauteuil, et elle tient le plan de vol qu'elle suit d'après ce qu'elle voit défiler sous ses yeux. Apparemment, elle est partie de la côte Ouest et se rend dans une ville de l'Est. Elle a surligné en rouge le trajet déjà effectué, et marqué d'une croix les villes survolées.
Bien que son fauteuil soit en position semi-allongée, elle est bien droite sur son siège pour ne manquer aucun détail !
Les premiers vols commerciaux étaient une véritable aventure pour les passagers, et ils devaient se prendre pour des oiseaux. Mais ils n'oubliaient pas la part de danger que représentait ce nouveau mode de transport. Mamy tient fermement sa valise sur elle, son manteau est resté posé à côté d'elle, et ses mains sont jointes, comme si elle faisait une prière muette pour que tout aille bien! Mais son petit sourire en dit long sur sa satisfaction d'être là-haut.
Rockwell a fait de nombreux voyages en avion, et il se fit même offrir un tour du monde par la Panam en 1956 ( Voir l'article consacré à cette compagnie et au tour du monde de l'artiste sur la page Pubs 05 )
Il était toujours très excité à l'idée de voler, mais avait toujours un brin d'anxiété à chaque nouveau départ...

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181eme couverture #181 1938 10 08 Blank Canvas   (98 x 77,5cm)

Pendant l'été 1938, Rockwell a de nouveau la bougeotte. Le studio semble sentir le renfermé, Lorimer n'est plus aux commandes du Post et est décédé l'année précédente, ses modèles comme Van Brunt ou Harry Seal ne posent plus ou sont décédés, et comme on le voit sur cette couverture, l'inspiration vient parfois à manquer, les nouvelles idées ne sont pas légion et la page reste trop longtemps blanche. Et ce n'est pas le fer à cheval qui trône au-dessus de la toile qui va donner une subite inspiration au peintre. Et il a beau regarder la pendule et la date de remise attendue par le Post, le temps qui reste n'est pas extensible ! Beaucoup de ses esquisses sont par terre, et il se gratte la tête en se demandant bien comment il va se sortir de cette situation... Voilà un auto-portrait inhabituel de Rockwell, car on le voit de dos. Mais la couverture avec le sigle du Post et la pipe dans la poche ne laisse aucun doute quand  au héros malheureux de cette couverture qui tourne en dérision son propre manque d'imagination. C'est tout l'art de Rockwell d'imaginer... un manque d'imagination !!!
Certainement qu'un changement d'air serait le bienvenu !

Aussi, Norman et Mary s'accordèrent pour aller faire un voyage de plusieurs mois en Angleterre. Accompagnés d'une nurse et de leurs trois enfants Jerry,Tom et Peter, ils firent la traversée de l'Atlantique en bateau.
Pensant que ce serait mieux de se fixer un but, Rockwell décida de rendre visite aux illustrateurs britanniques qu'il aime le plus.
C'est ainsi qu'il rencontra Arthur Rackham, un des plus grands illustrateurs Anglais du xxème siècle. Rockwell lui dit combien il admirait son oeuvre, et Rackham lui demanda laquelle de ses illustrations il préférait. Norman lui répondit que dans les Contes d'Andersen, "celle de la maison avec un mur ouvert de telle sorte que tout ce qui était dans la maison était visible" était sa préférée. Cela le rendit très heureux. "Je l'ai faite récemment", dit-il. "Quand on devient vieux comme moi, (il avait autour de 70 ans) c'est décourageant, d'entendre les gens dire qu'ils préfèrent ce que vous avez fait à vingt ans. Cela revient à dire que vous n'avez pas progressé, vous êtes juste devenu vieux..." Et il me réinvita le lendemain pour un thé. Il me dédicaça un exemplaire des contes d'Edgar Poe, et fit une illustration sur la page de garde. Nous parlâmes ensuite des éditeurs Américains et Anglais, et il me confia que les Américains le payaient cinq fois plus que les Anglais pour le même travail ! Je lui demandais enfin si il savait comment je pouvais rencontrer d'autres illustrateurs ... et il me donna leurs adresses!
Le lendemain, Rockwell rencontra Edmund Dulac, un Français naturalisé Anglais, un peu l'opposé de Rackham. Il habitait dans les quartiers chics et son appartement était très cossu. Au début du XXème siècle, son oeuvre fut souvent comparée à celle de Rackham.
Rockwell lui acheta quelques dessins et ils burent quelques cocktails.
Quelques temps plus tard, il rendit visite à George Belcher. Il connaissait un grand succès en dessinant des femmes de ménage, des chauffeurs de taxi, des gens du peuple.  C'était un caricaturiste très talentueux.
The "Royal Academy" venait de lui commander un auto-portrait, et il était en train de se peindre devant son miroir quand je lui rendis visite. Belcher était corpulent, avec un visage rougeaud et un air bourru mais chaleureux. Je pensais qu'il était l'archétype du châtelain Anglais, en partie parce qu'il portait une veste de chasse rose ...
Rockwell raconte :
- Bien qu'il était tôt le matin, il m'offrit un verre de whisky.
Puis il me demanda :
"Vous avez un bon coup de crayon?"
- Je pense que oui, lui répondis-je.
- Faites un croquis de moi, demanda Belcher
Quand j'eus fini, il regarda le croquis pendant une minute. "Très bien", dit-il, peignez les yeux de ce portrait. Je le ferais bien moi-même, mais je n'ai pas mes lunettes. Et je ne veux pas être peint avec des lunettes. Je ressemble à un fou avec ça!"
Aussi, j'ai peint les yeux de son auto-portrait et je suis très honoré de dire que deux yeux (bleus, je crois) peints par mes soins, sont maintenant à l'Académie Royale!"

Le voyage en Angleterre dura encore quelque temps, Rockwell et sa famille firent beaucoup de balades en vélo du côté d'Oxford, ils résidaient à l'auberge du "White Swan Inn".
Mais une grande idée leur traversait l'esprit, c'était d'aller s'installer dans le Vermont, à Arlington. Ils rentrèrent de leur voyage avec cette idée fixe. Ce voyage n'avait rien règlé pour Rockwell, et la solution viendrait du Vermont !
                                
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182eme couverture #182 1938 11 19 Letterman (Football Hero) (76 x 61cm)

Bien que Rockwell n'ait jamais fait beaucoup de sport, - trop frêle ou trop occupé... - il était quand même très au fait des différents activités sportives, et ses peintures ont abordé plusieurs thèmes comme le culturisme "Be a Man ", le golf "Important Business", la pêche "Contentment", "Fishing", "Gone Fishing", "Sport",  le patin à glace "Skaters", le ski "Week-end Travelers", le croquet "Croquet", le basket-ball "Loosing the Game", le football "Tackled", "Letterman", "The Toss",  "Cheerleaders", la natation "No Swimming", "High Board", les courses de chevaux "The Jockey", mais plus que tout, c'est le base-ball qu'il préférait "Gramps at the plate", "100 Years of Base Ball", "Bottom of the Sixth", "The Dugout", "Home Plate", "The Rookie", "Knot Hole", sans compter les allusions à ce sport comme dans "Star Struck" où l'on voit le gant et la balle sous le chien, "Returning from Camp" où la batte est accrochée à la valise ou  bien encore "A Day in the Life of a Boy" où le baseball est une des activités du jeune garçon.
Et je ne parle là que des couvertures du Post, il a fait de nombreuses autres illustrations pour d'autres magazines, ou publicités ayant trait aux sports !...
Plusieurs de ses peintures ayant pour thème le Baseball sont d'ailleurs accrochées sur le murs du Baseball Hall of Fame à Cooperstown dans l'état de New-York. Vous pouvez entre autres y voir "100 Years of Baseball" et "Bottom of the Sixth".
Rockwell admirait les athlètes depuis qu'il était enfant. Il disait que "les athlètes ont une identité, c'est à dire une reconnaissance parmi les autres gens. Je n'avais pas ce talent-là, tout ce que je savais faire était de dessiner".

Encore une fois, Rockwell n'est pas "radin" sur les détails, il suffit de regarder la trousse de couture avec ses bobines de fil, et l'attention que porte la jeune fille à ce qu'elle fait. Des épingles dans la bouche, elle essaie de ne pas piquer le footballeur, et un dé protège son doigt. Cette jeune femme qui lui coud son N° est aussi une des cheerleaders de l'équipe. Son porte voix est posé à côté d'elle, et elle doit donner de la voix entre chaque phase de jeu pour inciter les spectateurs à encourager leur équipe.
Une autre couverture de Rockwell nous montre bien le travail de ces jeunes filles et l'ambiance qu'elles insufflent à la partie, c'est "Cheerleaders" du 1961 11 25...
Le jeune homme a l'air d'un saint, avec son auréole, mais nul doute qu'il ne sera pas le dernier à en découdre et à rendre coup pour coup dès la reprise de la partie...
Mais pour l'instant, il file doux !

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183eme couverture #183 1938 12 17 Merrie Christmas (The Muggleton Stage Coach) (68,5 x 56cm)

Semaine après semaine, mois après mois, année après année, Rockwell et tous les autres illustrateurs du Post arrivaient avec des idées nouvelles ou une revisite d'idées anciennes. C'était quelque chose d'acquis pour les lecteurs, mais c'était un véritable challenge pour les artistes
Les couvertures de Noel étaient un des plus grands challenges pour Rockwell car il en avait réalisé de nombreuses, et devait à chaque fois se renouveler. Et les années 20' et 30' sans une de ses couvertures de Noël auraient été comme un Noël sans sapin !
C'est Pop Fredericks qui s'est accoutré comme Mr Pickwick pour l'occasion. Encore un relent de la jeunesse de Rockwell où son père lui lisait les oeuvres de Dickens.
Comparez son panier avec celui  de la couverture du 1932 12 10 "Merrie Christmas" il y a les mêmes choses dedans, qui faisaient le bonheur des familles en ce jour de fête. L'oie, la bouteille de vin, les pommes, et le petit brin de houx.
Le costume que porte Pop est comme d'habitude chez Rockwell, très détaillé. Il n'y a qu'à regarder le soin qu'à apporté l'artiste  à dessiner plusieurs sortes de boutons différents pour le plastron, le manteau ou les bottes.
Derrière lui est affiché le règlement du Muggleton Stage Coach, en vigueur à partir du 24 Mai 1827 et l'on peut y lire que le Stage Coach traversera entre autres la ville de Warwick.
Avez -vous remarqué que la canne et le parapluie sont attachés par une ficelle? Le temps doit donc être clément, sans pluie ni neige. Et il peut ainsi profiter d'une double canne, sans s'encombrer les mains déjà accaparées par le lourd sac et le panier de victuailles. Son petit sourire prédit une bonne soirée de Noël qu'il va sans doute passer en famille.
Rockwell a souvent employé Pop Fredericks comme modèle, mais il sagit là de sa dernière apparition en couverture du Post. L'année suivante, on le reverra en couverture du magazine "The Senator".
Et puis l'irruption de la photographie dans la façon de travailler de Rockwell a changé la donne.
Rockwell nous dit  :
" Travailler à partir de photographies a de nombreux avantages. Prenez les modèles, par exemple. Maintenant, si je veux un directeur de banque, j'en appelle un et je lui demande si il peut venir une heure ou deux au studio. Avant, il fallait que je triche, que je mette un faux-col et un beau costume à Pop Fredericks et que j'essaye de le faire ressembler à un directeur de banque, ce qu'il n'était pas.
Maintenant, j'ai tout ce qu'il me faut. Je peux utiliser le boucher, le boulanger ou le plombier, Mme Grundy ou la grand-mère Wilcox.
Avant, il y avait toujours des détails, des imperfections d'éclairage que je ne voyais pas quand je faisais mes esquisses préparatoires. Et les costumes. Je n'ai plus à passer tant de temps sur les habits que porte le modèle. Et l'expression de visage. Je travaille avec le modèle, mais ce n'est jamais moi qui prends les photos. Et quand le sourire est comme je veux, les sourcils en place et que les yeux brillent, le photographe prend la photo, et j'ai ce qu'il me faut..." **

** "MY ADVENTURES AS AN ILLUSTRATOR " par THOMAS ROCKWELL ( © CURTIS PUBLISHING COMPANY 1960 ) (p 149)

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