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                     1927 : 10 Couvertures     Index
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nu #93 1927 01 08 Back to School (68,5 x 57cm)

Toute la détresse du monde dans ce regard... La fête est finie, Noël est passé. Le sapin est déplumé, il faut laissé son jouet à la maison.
L'ardoise et les cahiers sous le bras, il faut retourner à l'école. A moins qu'il n'ait découvert la réalité du Père Noël et qu'il se retourne sur ses illusions envolées.
Thomas Nast avait traité un sujet un peu similaire presque 50 ans avant avec son dessin paru dans "Harper's Weekly" le 1881 01 01 intitulé "The dear little Boy that thought Christmas came oftener" (L'enfant qui pensait que Noël venait plus souvent ) L'enfant est passé devant un magasin où il est marqué que Noël ne vient qu'une fois par an, et que c'est pour cela que c'est merveilleux.
Mais là où le gamin de Nast semble plutôt coléreux, Rockwell fait jouer le sentiment de mélancolie à fond avec son gamin. Il est attendrissant, là où le gamin de Nast fait plutôt pitié.
Certainement que Rockwell en a rajouté un peu, avec ce qui reste du sapin mis à terre et le jouet en piteux état, mais cela appuie un peu plus le regard du gamin.
Et certainement que ce gosse fait partie des "Good Boys" notés par le Père Noël dans la couverture précédente...

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94eme couverture #94 1927 02 19 The Law Student (91,5 x 70cm)

Rockwell n'a jamais caché son admiration pour Abraham Lincoln. Rien ne remuait plus l'imagination des Américains que lui. Ses débuts humbles, sa retenue, sa façon de prendre fait et cause pour les perdants faisaient de lui " l'Homme Providentiel ".
" J'ai toujours été fasciné par Lincoln, disait Rockwell et l'ai souvent peint."
J'ai aussi peint l'affiche pour la pièce de théâtre " Abe Lincoln in Illinois"
Je me suis aussi servi d'une photo représentant le grand photographe Matthew Brady dans son studio en train de peindre Lincoln. "
Et il a aussi fait une illustration parue dans le Post de Fevrier 1945, pour l'anniversaire de la naissance de Lincoln, intitulée "The Shadow of Lincoln" ( "L'Ombre de Lincoln" )
On aperçoit également un portrait de Lincoln sur la couverture du Saturday Evening Post daté du du 1948 04 03, "Curiosity Shop"
Lincoln a posé pour de nombreux grands photographes de l'époque. Voici quelques portraits.
Sur cette couverture "The Law Student", parue elle aussi au moment de la commémoration de la naissance du Grand Homme, l'étudiant s'imprègne complètement de Lincoln, avec ses portraits posés à côté de lui, sans doute pour améliorer sa façon d'appréhender la vie, et de se servir de l'exemple du Président pour son fair-play et son énergie sans limite.
Le regard sans concession du jeune homme laisse à penser que rien ne viendra perturber ses efforts.

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95eme couverture #95 1927 03 12 The Interloper (? x ?cm)
  
Revoilà Pop Fredericks, un des modèles fétiches de Rockwell. Il a incarné différents personnages au fil des couvertures de Rockwell. On l'a vu en joueur de violoncelle ("Meeting of Minds"), en touriste ("The Cruise"), en joueur de chalemie ("Christmas Carol"), en politicien ("Ceremonial Garb"), en Benjamin Franklin ("Declaration of Independance") , en fêtard de Noël ("Merrie Christmas"), en docteur (" Doctor and the Doll ") en Papy apportant les cadeaux de Noël ("Christmas") et aussi en Mr Pickwick ("Merrie Christmas") Pas mal, non?
Il faut dire que le personnage est imposant. Regardez ce pauvre homme qui voulait lire son livre tranquille ! On sent bien qu'il n'a pas l'intention de dire quoi que ce soit à l'intrus qui lit son livre... Il est droit comme un "i", et il serre les fesses. Donnez lui une olive, et il vous fait un litre d'huile séance tenante !
Pop Fredericks fait vraiment "loubard" sur cette illustration, on est loin du politicard en costume d'apparat ou du bon docteur. Son minuscule sac ( trousse de cambrioleur ?) ses fringues plutôt usées, sa casquette, ses nombreuses bagues, ses couverts dans la poche de sa veste, tout cela fait penser que c'est une personne sûrement peu fréquentable. Et un pansement sur sa joue nous indique que sa dernière bagarre n'est pas si loin que cela.
C'est encore une fois tout l'art de Rockwell de nous représenter un modèle - déjà utilisé dans de nombreuses scènes - sous un jour complètement nouveau.
L'autre personnage, le p'tit monsieur timide qui n'ose rien dire s'appelle John Chew. Son grand-père, John A. Chew, était un ami de Rockwell, et le peintre l'a honoré en le créditant comme l'auteur du "Detective Stories" que lit John Chew !
On retrouvera John Chew sur la couverture du 1935 07 13, "Rumble Seat".

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96eme couverture #96 1927 04 16 Springtime (73,5 x 61cm)

Rockwell reprendra plusieurs fois ce thème un peu bucolique des saisons comme dans les couvertures "Springtime" du 1933 04 08 et "Summertime " du 1933 08 05.
Il ne manque que la symphonie Pastorale de Beethoven pour avoir le son et l'image.
Je trouve l'idée sympa, mais sans plus. Une couverture qui donne place à la féérie de l'imagination enfantine. Les animaux qui dansent ont un côté un peu comique, qui tranche avec l'application du gamin sur sa flûte.
Mais le bleu dominant rend quand même bien l'arrivée du printemps, et les animaux sont sortis de leur hibernation. C'est la fête, quoi !

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nu #97 1927 06 04 The Artist  (81 x 66cm)

Quand Rockwell se décida à entrer dans l'esprit des années 20, il prit des enfants comme modèles. Des "gimmicks" étaient très courants chez les jeunes de l'époque, et chacun y allait de sa petite "phrase qui tue". Il fallait que "tout le monde" sache et "She's my Baby" montre bien aux autres qu'il ne faut pas essayer la moindre approche de la gamine, elle appartient au jeune peintre ! "The Artist" (non, le peintre n'est pas Jean Dujardin jeune, il s'appelle en fait Franck Birmingham !) en est l'exemple.
Les couleurs vives des habits de la gamine - son bonnet , sa jupe, le coeur et le pot de peinture - , tous d'un rouge flamboyant en contraste avec son imperméable lisse et vert  et les couleurs ternes des vêtements du garçon montraient aussi la maitrise que Rockwell  avait acquise depuis le passage des couvertures en "full colors" en lieu et place des couvertures sans éclat des années pré-1926.
Il était capable, comme ici avec l'imperméable, de peindre quelque chose de simple et d'utiliser la couleur comme contraste avec l'expression détaillée des visages.
Le visage racontait de plus en plus une histoire alors que les accessoires disparaissaient petit à petit.
L'action vient plus de l'intérieur que de l'extérieur des personnages, et les mouvements s'induisent plus par déduction que par exposition.
La jeune fille s'appelle Elizabeth Kelly-Allison et Rockwell la fit apparaitre  sur de nombreuses couvertures comme "The Diary", "Spring", "Serenade", "The Critic", "April Showers", "Yarnspinner", pour le Saturday Evening Post ou encore "On the Top of the World" pour le Ladie's Home Journal.           

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 sep1927 #98 1927  07 23 Pioneer (57 x 47cm)

Charles Lindberg venait juste d'accomplir son vol historique quand j'ai débuté une couverture pour marquer l'évènement" écrivait Rockwell dans son autobiographie.
"J'ai appelé Lorimer le lendemain de ce vol pour lui proposer de célébrer cet exploit.
"Okay" dit Lorimer, "Quand pouvez-vous nous l'amener, il nous la faut rapidement, sinon, on ne sera plus dans le coup, ce ne sera plus dans les news."
"Demain après-midi," répondit Rockwell.
"J'ai recruté un modèle, trouvé un casque et des lunettes d'aviateur, et j'ai commencé à peindre. Trente-six heures après, j'avais fini de peindre, et le tableau était en route pour Philadelphie. Et je me suis jeté dans mon lit !"
Cette couverture fut refusée par Lorimer qui demanda à Rockwell une couverture qui suggérait plus les valeurs américaines, mais sans que celles-ci ne soient mentionnées, comme sur sa première version. Rockwell se remit donc au travail, et, en moins de quarante-huit heures, il amena ce nouveau tableau à Lorimer qui, cette fois l'accepta.
Le visage créé par Rockwell est un des plus nobles portraits qu'il ait fait. Les symboles - le bateau, le chariot, et l'avion - sont aussi très respectables. Le Pionnier regarde vers le futur, et il donne l'assurance que comme lui, on peut aller jusqu'à Paris - ou pourquoi pas, jusqu'à la Lune - avec , dans son avion, juste quelques sandwiches et deux barres de chocolat !
Rockwell a réussi à fédérer tous les américains sur son interprétation de Lindbergh et du rêve américain.
Cette peinture est tellement réussie que nombre d'Américains l'identifient à Lindbergh, alors qu'au départ, c'est un hommage à tous les pionniers de l'aviation à travers l'exploit de Lindbergh.
La notoriété de Lindbergh est restée intacte jusqu'à sa mort, en 1974. Le Post l'a même fait figurer dans une pub où il lit un exemplaire du magazine. Cette pub est parue dans le Post du 1932 12 10 (Couverture de Norman Rockwell).
L'autre peinture fit la couverture de "The Elks", mais un an plus tard !
Comparez ces deux différentes interprétations ici.
"Pioneer" parut le 1927 07 23, soit deux mois après l'exploit de Lindbergh sur son avion, le "Spirit of St Louis". Celui-ci s'était envolé le 20 mai 1927, dix jours seulement après la tentative tragique de Charles Nungesser et François Coli à bord de leur "Oiseau Blanc"
L'évènement eut un retentissement mondial considérable, et l'Amérique subjuguée par Lindbergh lui fit un triomphe en organisant une "Ticker-Tape Parade" dans les rues de New-York, le 1927 06 14.

Parmi les prix que Lindbergh reçut en récompense pour son exploit, il faut noter un prix de 1000$ qui était offert par la célèbre marque de montres "Bulova" * au premier qui réussirait la traversée de l'Atlantique sans escale, ainsi qu'une montre de la marque. Voici la coupure de presse extraite du Syracuse Herald daté du 1927 06 21 relatant la remise de cette récompense.**
Lindbergh répondit quelque temps plus tard, voici la lettre qu'il envoya**. Il remercie Bulova. pour cette "belle montre très précise qu'il a plaisir à porter."
Voici la montre Bulova "Lone Eagle"** que reçut l'aviateur.
Plus tard, il l'offit à un de ses amis, Richard Blythe**, et quand celui-ci mourut, son neveu, Gordon Bell, en hérita à l'âge de 14 ans. Et elle est toujours la possession de ce Texan de 80 ans.

*Toute l'histoire des montres Bulova  est à retrouver sur le site créé par Stephen, de Canberra, Australie, qui réunit la plus grande collection de documents à propos de ces montres
http://www.mybulova.com/

** L'histoire complète de cette montre est à retrouver sur cette page :
http://www.mybulova.com/lone-eagles-bulova-watch

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99eme couverture #99 1927 08 13 Dreams of Long Ago (? x ?cm)

C’est encore une fois James K. Van Brunt qui est le personnage principal d’une couverture de Rockwell.
Mais l’idée de cette couverture vint à Rockwell après une visite qu'il avait rendu à Van Brunt.
Il raconte :
"  J’arrivai devant la porte, qui était entrouverte. Un gramophone jouait doucement, non pas  “Dreams of long Ago” , mais  “Jeanie with the light brown Hair”.
Je frappai un petit coup sec, et j’entrai. Pendant un moment, il ne s’est pas rendu compte que j’étais entré. Il était assis dans un vieux fauteuil de jardin, en train de regarder des vieux pop corn tout jaunis qu’il tenait dans sa paume.
Il semblait rêvasser, son regard était triste.
J’étais un peu embarrassé d’être entré dans un moment d’intimité, et, gardant le silence, je regardais la pièce où il était. Ce n’était vraiment pas grand. La petite table en osier derrière son siège supportait un vase avec des roses en crépon et un ancien gramophone. Le pavillon de celui-ci avait du connaître des jours meilleurs. L’aiguille de l’appareil sautait sur le disque et "grattait" copieusement.
Je toussotai, et M. Van Brunt me regarda, très surpris de ma présence. Quand il me reconnut, son visage s'éclaira. Il se leva et vint me saluer."
"Bienvenue dans mon petit jardin, Norman" dit-il. "Mon jardin de souvenirs. Vous voyez ce pop-corn ? Il provient d’un sac que j’ai acheté avec ma femme, Annabella, à l’Exposition Universelle de Chicago en 1893.
Quand je le regarde, dit-il en marchant jusqu’à une étagère où il rangea le pop corn sous une espèce de cloche en verre, cela me rappelle le voyage à cette exposition, et Annabella"
Rockwell peignit cette scène sans jamais rendre ridicule son ami James, rendant cet homme sympathique dans ses habits de vieux cow-boy. Derrière le gramophone, des photos sont épinglées au mur, peut être celle de Van Brunt quand il était soldat pendant la guerre contre les espagnols ?
Ses habits sont magnifiques, le pistolet, le couteau, les cartes cachées dans la manche, les dés qui ont roulé par terre, les bottes avec leurs éperons, le foulard… on se croirait dans le « Wild West » comme le laisse entrevoir l’affiche qui apparaît derrière son immense chapeau. Et quelle moustache !
Le groupe de Country Rock  " Pure Prairie League " et son éditeur R.C.A reprirent en 1972 la couverture du Saturday Evening Post du 1927 08 13 pour illustrer la pochette de leur disque, avec en reprenant même la calligraphie du titre du Post. Comparez  ! Ensuite, un sosie de James K. Van Brunt repris le flambeau pour d'autres pochettes...
Ainsi, les sentiments de Van Brunt pour son Annabella et pour ses souvenirs d'une autres époque sont inscrits pour toujours sur cette couverture et cette pochette...

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A PROPOS DE
sep1938


Voici la 100ème couverture de Rockwell pour le Post. En un peu plus de 11 ans, une moyenne de 9 par an, soit environ 1 de Rockwell sur 6 du Post ! Cela vous donne un aperçu de la cadence de travail de Norman Rockwell, car, à ces couvertures, il faut également rajouter celles qu'il faisait pour d'autres publications, comme St Nicholas, Life, Literary Digest, Country Gentleman, Judge et d'autres encore. Et puis ce n'est pas tout, car il ne faut pas oublier non plus  les publicités et les illustrations qu'il faisait pour tous ces magazines !... Un monstre de travail !

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nu #100 1927 09 24 The Silhouette Maker (A new Hairstyle) (? x ?cm)

Dans les années 20', la mode des silhouettes battait son plein, et nombreux étaient les magasins et les échoppes où officiait un artiste qui vous tirait le portrait pour un dollar ou deux. Bien plus rapide, et bien moins cher qu'une photo !
Cet art n'était pas récent et venait, dans la forme qu'on lui connait d'un certain Etienne de Silhouette, ancien contrôleur général des finances de Louis XV.
Il yavait même des "machines à silhouettes" pour faciliter l'opération !
Rockwell était fasciné par les silhouettes et en peignit plusieurs fois comme dans cette illustration qui parut en 1931 02 dans le Ladie's Home Journal, "Silhouette" . En plus de la silhouette réalisée par l'artiste, vous verrez que deux autres sont accrochées au mur, peut-être les parents de la jeune fille?
Et puis, sur lillustration suivante de Rockwell pour le Post, "Teatime" du 1927 10 22 que nous verrons prochainement, il y a également deux silhouettes posées sur la cheminée.
Revenons donc à notre exemplaire du Post de ce jour. Avez-vous remarqué que le support sous les pieds de la jeune femme contrebalance la jambe de l'artiste qui suit la courbure du pied de chaise? Belle composition, non?
L'homme a l'air content de son travail, la femme est un peu dubitative, elle ne s'attendait pas à ce résultat. Lui convient-il ? En tout cas, l'artiste a déjà les ciseaux en main, il est prêt pour la découpe finale.
Le décor, très XVIIIème siècle est encore une fois sobre dans ses accessoires, mais d'une très grande richesse dans les vêtements et les coiffures.
Rockwell attachait beaucoup d'importance à l'authenticité des histoires qu'il nous racontait... en une seule image !

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nu #101 1927 10 22 Teatime   (? x ?cm)            

17h10, c'est l'heure du thé. Petite scène intimiste chez des gens simples. La cheminée rchauffe la pièce, le chat ronronne doucement sur sa maitresse. Monsieur est rentré juste à temps de sa promenade et a a posé chapeau, gants et parapluie pour cet instant incontournable : le thé.
Une fois de plus, Rockwell nous abreuve de détails. Pourtant, il ne se passe rien de particulier, mis à part le cérémonial de 17h00. La bouilloire a repris sa plce dans la cheminée, le couple devise gentiment, peut-être se racontent-ils leurs souvenirs. Leur gentil petit intérieur est propre et ordonné. La tasse est bien à l'horizontale, il serait vraiment inconvenant de renverser quelques gouttes du précieux breuvage !
Deux silhouettes ( dont on parlait à propos de la couverture précédente ) sont exposées sur la cheminée. Souvenir de leur jeunesse, ou bien ancêtres ? La réponse leur appartient.
Rockwell s'attache une fois de plus au foisonnement de détails et de couleurs pour les accessoires, comme le fauteuil, le tapis, les petits oiseaux de porcelaine, l'horloge, les vêtements.
Les deux personnages, eux, sont sérieux comme des papes. Il est vrai que rien ne saurait pertuber l'heure sacrée du thé...

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nu #102 1927 12 03 Christmas (? x ?cm)

On finit l'année 1927 avec une superbe couverture de Noël
Rockwell joue sur la lumière pour nous montrer un Père Noël plein de bonhommie. Regardez son visage ! Ce n'est pourtant pas facile de rendre beau un visage ridé et usé par les ans. Rockwell réussit ce tour de force avec, en plus une vue en gros plan. L'inclinaison de la tête joue aussi pour beaucoup dans la sensation de bonté, le regard personifie aussi la gentillesse. Et le jeune garçon , si petit dans l'immensité du Père Noël ne peut que croire en lui.
Rockwell a repris, pour le mot "Christmas" les lettres qui furent créées et brevetées pour le logo du Post. Le "C" rouge ressort parfaitement avec le blanc de la barbe.
La main tient délicatement l'enfant, et une auréole est ajoutée au dessus de la tête de Santa Claus.
Comment ne pas croire alors en la gentillesse et la bonté de Papa Noël ?
Les enfants n'ont pas du avoir à être très persuasifs pour que leurs parents achètent ce magazine, car les parents y trouvaient largement leur compte pour le maintient de la légende du Père Noël. Ils n'avaient pas besoin de raconter de salades pour se dédouaner de ce personnage, au contraire, cette couverture abondait dans leur sens ! Encore une réussite de Rockwell...

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