Les Publicités 11ème partie

( Amoco, Scott, 1847 Rogers Bros, Crush, Chase Manhattan Bank, Roebling,  Quaker Oats,...)
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AMOCO                                                                  pubs 11


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1939 Smooth Running                                                              1950's "Go the Amoco Way"

L’AMerican Oil COmpany, ou Amoco, fut fondée à Baltimore, Maryland, en 1910 par Louis Blaustein.
Après s’être associée avec la  Standard Oil en 1911, les Blaustein père et fils vendirent la moité de leur parts à la Pan American Oil en 1923 en échange d’un approvisionnement garanti de pétrole. Avant ce deal, Amoco était dépendante de la Standard Oil du New Jersey. En  1925, la firme devint le plus grand pétrolier du monde. Les pompes à essence Amoco étaient partout sur le territoire américain
Elle a fusionné avec BP en 1998, et cette dernière marque a rebaptisé les stations Amoco du nom de BP.
On doit à Amoco de nombreuses innovations en matière de distribution comme le camion citerne qui remplaça les citernes à cheval, ou les stations services.
Mais on doit aussi à Amoco, l’une des plus grandes catastrophes écologiques que l’on ait connues avec le naufrage le 16 Mars 1978 du supertanker « Amoco Cadiz »  au large des côtes bretonnes. Je vous encourage à  regarder le clip « Amoco » du chanteur breton et français Alain Barrière. Des images saisissantes parcourent son clip et ses paroles valent mieux qu’un long discours.
Norman Rockwell fut plusieurs fois sollicité pour illustrer les pubs d’Amoco .Tout d’abord, en 1939 (c’est celle ci-dessous) une carte de vœux pour  remercier tous les revendeurs Amoco du territoire US. (Vous savez, les hommes à la casquette !)
Ensuite ces deux pubs, de 1942 et 1953 qui affirmaient le leadership d’Amoco et enfin, cette illustration sur les cartes routières "Go the Amoco Way" éditées par Amoco dans les années 50’.
Ces pubs furent très populaires et consolidèrent le nom d’Amoco.
 
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SCOTT                                          pubs 11


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1955 What's so important          1955 Things they Appreciate

En 1879, deux frères de Philadelphie , E. Irvin et Clarence W. Scott s'associèrent pour créer une usine à papier. Leur débuts furent modestes, et devaient se contenter d'une clientèle plutôt pudique, car le seul fait de parler du papier hygiénique restait dans le domaine du tabou à la fin du XIXème siècle.
Les deux frères produisaient du papier toilette qu'ils revendaient à des marchands indépendants, sous de multiples marques.
L'arrivée dans la société de Arthur Scott, fils d'Irvin, fit bouger les choses. Ils regroupèrent toutes les marques en une seule, Waldorf.
En 1907, ils inventèrents les serviettes en papier à usage unique , suite à l'idée qui leur fut soufflée par un instituteur désireux d'épargner la transmission de germes à ses élèves par l'usage d'une serviette commune. Ils purent ainsi trouver une utilisation au papier inutilisé dans leur processus de fabrication.
En 1910, ils achetèrent une fabrique de savons abandonnée à Chester, Pennsylvanie, et cette usine devint rapidement la première fabrique de papier entièrement autonome.
En 1913, ils industrialisèrent le papier toilette, avec l'invention des rouleaux et quelques années plustard, lancèrent la production de couches.
La compagnie n'a cessé de grandir depuis ses débuts, et de nombreuses campagnes de pubs ont parsemé les magazines au fil des ans.
En 1955, ils demandèrent à Norman Rockwell d'illustrer leur campagne de pub pour les serviettes en papier, montrant des gens heureux dans leur travail grâce à de petits riens comme les produits Scott ! Quatre illustrations sortirent des cartons de Norman Rockwell, voici les deux autres.
 
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1847 ROGERS BROS    pubs 11   

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1926 06 26 To the Man of Action

Après son apprentissage, William Hazel Rogers s’associa à deux de ses deux frères, Siméon et Asa Jr. pour fonder la “ 1847 Rogers Bros “ Ils étaient installés à Hartford, dans le Connecticut. Depuis 1847 , leur poinçon, orné d’un aigle et d’une étoile est apposé sur chaque pièce qui sort de leurs ateliers.
Ils ont inventé un procédé qui se sert de l’électrolyse pour que les particules d’argent adhèrent au métal. Le métal argenté peut ensuite être gravé sans que cela n’influe sur ses qualités et son aspect.
La publicité les faisait connaitre de tout le territoire.
Ils créèrent de nombreux couverts et ménagères au  design luxueux et aux noms exotiques comme «  Assyrian » ou « Arcadian ». En 1912 apparut sur leur publicité le personnage de «  The 1847 Girl » Stella Brooks fut choisie comme modèle car elle incarnait une certaine vison de la beauté et de l’innocence. Cette campagne publicitaire eut un énorme succès et fut déclinée en cartes postales, publicité de magazines et livrets pendant plusieurs décennies. (En 1947, pour le 100ème anniversaire de la marque, Rogers Bros créa le personnage de «  The 1947 Girl », mais , entre nous, si elle est belle, elle à l’air un peu moins innocente ! )
 Parallèlement à cette « 1847 Girl » Rogers Bros confiait ses publicités à des artistes comme Gustaf Adolf Tenggren ou à Norman Rockwell.  Ce dernier fut contacté en 1926 pour faire cette unique illustration qui parut dans le Post du 1926 06 26, "The Scholar".
De nos jours, Rogers Bros produit toujours des ménagères et des couverts On trouve aussi sur des sites de vente aux enchères d’anciens produits à des prix très élevés : ce qui est estampillé «  1847 Rogers Bros »  est très recherché et ne perd pas de valeur, au contraire !

 
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CRUSH                                                                   Pubs 11                   

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1921 An Orange Crush !         1921 05 26 The Bribe            1921 08 The Home Run

La première bouteille d'Orange Crush fut vendue à Chicago en 1916. Elles s'appela d'abord la Ward's Orange Crush. Quand on parle de Crush de nos jours on parle d'une compagnie qui fabrique de l'Orange Crush, de la Hires Root Beer, et du Sun Drop. Il y a presque 100 ans, la Orange Crush Company produisait aussi du Lemon Crush et du Lime Crush, produits qui n'existent plus maintenant.

Dans son livre " MY ADVENTURES AS AN ILLUSTRATOR " par THOMAS ROCKWELL ( © CURTIS PUBLISHING COMPANY 1960 - Pages 98 à 100 ), Norman Rockwell nous parlent des contrats qui l'engageaient à long-terme avec une société. " C'est comme comme un sac plein de cailloux attaché à votre cou ", disait-il.
" Chaque fois que vous avez une idée et que vous commencez à la mettre en image,  le contrat, - comme le sac de cailloux est là qui rebondit  sur tout votre corps à chaque pas - le contrat donc vous rappelle que votre idée doit être encadrée par ses termes exacts. Le contrat restreint ma liberté, et ma liberté est quelque chose que j'aime par-dessus tout, surtout en ce qui concerne mon travail."
" Mais mon problème vient que la moitié du temps, je sais ce que je veux, mais que l'autre moitié, je ne suis plus sûr. Mon esprit est clair pendant une minute, puis embrumé pendant la suivante. Et quand on ajoute qu'on m'offre de grosses sommes d'argent pour effectuer mon travail, vous avez une idée de par quoi je passe quand on me propose un nouveau travail "
" En 1921, Orange Crush m'a demandé une série de 12 illustrations pour leurs sodas, payés 300 dollars pièce ! Une somme énorme à l'époque ( Par exemple, une voiture Maxwell valait 885 dollars en 1922 ) que je n'ai pas pu refuser !
J'ai fait les trois premières illustrations sans aucun problème. Puis, j'ai commencé à éprouver des difficultés à propos de la place de la bouteille dans la scène. Elle devait être mise en évidence, avec la marque bien lisible."
" Bon, me dis-je, j'ai un homme et une femme assis dans une voiture., et ils vont boire un Orange Crush, la boisson délicieuse. ( Il fallait que je me répète les slogans pour stimuler mon enthousiasme... ).La fille boit à la bouteille. Comment ? Pas possible ? Bon, l'étiquette doit être visible. Non, sa main recouvre l'étiquette. Bon, alors l'homme va tendre la bouteille à la fille. Non encore! Car il va masquer une partie de la marque. Bon, on va essayer de poser la bouteille sur le tableau de bord. Non ! Il semble ainsi qu'Orange Crush ne soit pas la chose la plus importante de leur vie. Alors que cela devrait l'être ! Les jeunes américains, c'est bien connu, ne font rien sans Orange Crush, c'est la boisson des mariages, ils se réveillent avec, la boivent au petit déjeuner, et s'en délectent jusqu'à ce que l'extase rosisse leurs joues... ! "
"Finalement, après toutes ces considérations, j'ai mis l'homme en dehors de la voiture avec la femme qui lui tendait la bouteille du bout des doigts. J'ai rajouté des petites fleurs de Printemps et un ciel bleu pour accentuer le plaisir de boire un Orange Crush."
"Voilà ! Et je n'en étais qu'à la quatrième illustration ! Vous pouvez imaginer dans quel état je me trouvais quand je suis arrivé à la fin de la série. Je rêvais d'Orange Crush, des longues rangées de bouteilles, de toutes les tailles, des grandes, des petites, qui me fonçaient dessus, toutes avec des étiquettes parfaitement lisibles. Je m'en réveillais la nuit en criant " Orange Crush, Orange Crush ! "
C'est ce contrat qui m'a fait refuser tous les autres. Plus jamais je ne signerai d'autres contrats à longue durée comme celui-ci."
Les spécialistes s'accordent à dire que Rockwell ne réalisa que 4 ou 5 des 12 illustrations initialement prévues. Voici celle qui parut dans le magazine Collier's du 1921 06 25
 
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CHASE MANHATTAN BANK                 pubs 11

 

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1955 06 18 Bright Future



La Chase Manhattan Bank a été formée par la fusion de la Chase National Bank et de la Bank of the Manhattan Company en 1955.
La Chase Manhattan Bank était une banque d'investissement basée à Chicago aux États-Unis. Elle a fusionné avec la J.P. Morgan & Co. en janvier 2001 pour former une holding financière, JPMorgan Chase. Parmi ses anciens présidents, on peut citer David Rockefeller.
Elle a fusionné en 2001 avec J.P Morgan pour former la J.P Morgan Chase, qui fait actuellement l'objet de pas mal de plaintes suite aux affaires Lehmann Brothers et Bernard Madoff... Le bordel économique mondial actuel et la perte du triple AAA sont en partie dus à cette institution.
Norman Rockwell bien qu'il regrettait de n'avoir jamais fini ses études admirait beaucoup les gens qui avaient de l'instruction, et essaya sans cesse de perfectionner et d'augmenter son savoir et ses connaissances.
En 1955 quand la Chase Manhattan Bank lui proposa de faire une illustration pour eux, Il accepta aussitôt le challenge. Le slogan en était "Un avenir brillant pour l'activité bancaire" et Rockwell peignit donc une brillante promotion de jeunes lauréats du diplôme bancaire, le regard tourné vers un avenir lumineux.
Cette publicité apparut dans le Post du 1955 06 18 et fut ressentie comme un grand moment de fierté par le personnel de la Chase, mais aussi par toute la profession bancaire.
Vu l'état actuel de l'économie mondiale et la responsabilité des banques dans tout ce merdier, nul doute que Rockwell refuserait actuellement de faire ce genre de publicité...
 
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ROEBLING                         pubs 11


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1953 There's only one Reason

John Augustus Roebling, né en 1806, était un ingénieur d'origine allemande. Il s'installa aux Etats-Unis en 1831, et créa un bureau d'études à Saxonburg. En 1841, il inventa les cables en acier qui sont la base de son succès commercial et qui seront utilisés dans tous ses plans de ponts. Son usine de Trenton, New Jersey tournera à pleine charge.
Sa carrière était lancée et de nombreux ponts furent construits avec son procédé
John A. Roebling commença la construction du Pont de Brooklyn en 1869, mais un accident le blessa gravement, et il mourut du tétanos 15 jours après, le 22 juillet 1869.
Deux de ses fils lui succédèrent et le pont de Brooklyn fut terminé en 1883.
Devant l'afflux des commandes, en 1904 ils décidèrent la construction d'un village réservé aux ouvriers qui prendra le nom de Roebling Village.
En 1821, Roebling avait construit 767 maisons, des boutiques, une église, une école, un hopital, un parc, des équipements sportifs, bref, une véritable petite ville pour une population avoisinant les 4000 habitants ! La presque totalité des ouvriers y habitaient.
Ce village existe toujours et est inscrit au patrimoine national américain.
Norman Rockwell fit deux illustrations pour cette firme en 1953
Elles sont dans la veine des pubs pour Scott Tissues (voir plus haut, sur cette page ), un trait clair, tout est dit dans le regard.
Retrouvez la deuxième illustration ici !                           
 
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QUAKER OATS                                           logos


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1924 Quaker Oats

Quaker Oats fut créée en 1901 aux Etats Unis par la fusion de quatre sociétés de minoterie dont la Quaker Mill qui avait déposé sa marque en 1877. Elle fabrique des céréales pour le petit déjeuner.
La société Quaker Oats n’a aucun lien avec  les Quakers ( "La société religieuse des amis").
Le nom « Quaker »fut choisi par Henry Seymour, un des fondateurs de Quaker Mill après qu’il ait lu un article sur les Quakers dans une encyclopédie, car les qualités décrites sur les Quakers – intégrité, honnêteté, pureté – correspondaient à l’image que voulait donner Quaker Mill à ses céréales. Les Quakers s’habillant par principe simplement, l’image du logo renvoyait donc une image de simplicité des céréales Quakers Oats. De nos jours, les Quakers s’habillent de façon moins formelle, ils évitent juste d’avoir des vêtements coûteux et des logos apparents sur leurs vêtements.
Le logo original de 1877 représente un Quaker tenant un journal où apparaît le mot « Pure » ( « Pur ») –juste au cas où intégrité, honnêteté, pureté » ne suffisent pas !-.
En 1946, Jim Nash créa un nouveau logo et fit un portrait en noir et blanc du Quaker réjoui et en 1957, Haddon Sunblom,  le créateur du Père Noël Coca-Cola, fit une version en couleur de ce portrait. En prenant comme modèle un illustrateur américain de science-fiction, Harold W Mc Cauley, qui travaillait avec lui.
Le logo bleu de Quaker Oats fut créé en 1972 par Saul Bass à partir du logo précédent.
Beaucoup d’américains pensaient que l’homme sur la boite de céréales était William Penn, fondateur de l’état de Pennsylvanie,  aussi la société établit un démenti officiel stipulant que le modèle du logo n’était apparenté à aucun personnage connu, mais seulement un homme vêtu à la mode Quaker. Cela mit fin à toutes les rumeurs dont celle qui le faisait confondre avec Benjamin Franklin lui-même !
Norman Rockwell fit une seule publicité pour Quaker Oats, qui parut dans beaucoup de magazines en 1924. Elle eut un tel succès que Quaker Oats la réutilisa pour une nouvelle campagne en 1938. Le sourire de ce jeune garçon qu’avait capté Norman Rockwell y était pour beaucoup !
Voici une autre pub, datant de 1911 et parue dans le Saturday Evening Post.
 
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